Asthme, rhinite, choc anaphylactique... les décolorants pour cheveux à l'origine de nombreuses pathologies

Bien-être
VIGILANCE - Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, les principes actifs des produits de décoloration capillaire ne sont pas sans conséquence pour la santé de ceux qui les manipulent. Si le risque est moindre pour les particuliers dont l'exposition est limitée, il est décuplé s'agissant des professionnels.

1000. C'est a minima le nombre de cas de pathologies imputables aux décolorants capillaires recensés entre 2001 et 2015 par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) qui publie ce mercredi une note sur ces produits. Parmi les plus fréquentes, figurent notamment des problèmes respiratoires, cutanés et des allergies, à commencer par l'asthme, la rhinite, l'urticaire, le choc anaphylactique ou encore la dermatite allergique. 


Autant de conséquences pour la santé attribuées plus précisément aux principes actifs de ces décolorants par l'Anses qui recommande de ce fait de restreindre l’exposition aux substances à base de persulfates d’ammonium, de potassium et de sodium. 

Un risque moindre pour les particuliers

Si le risque est moindre pour les particuliers dont l'exposition est peu fréquente et donc limitée, il est décuplé s'agissant des professionnels. Ainsi, 90% des cas recensés concernent des coiffeurs selon l'agence qui insiste sur le fait que ces substances présentent un danger pour ceux qui les manipulent lorsqu'elles sont "utilisées en tant qu’ingrédients dans les produits capillaires", en poudre à mélanger dans un liquide, en granules, en crème ou en liquide prêts à l’emploi. 


Dans certains cas, les conséquences sur la santé de ces produits sont telles qu'elles entraînent de véritables handicaps dans la vie quotidienne contraignant même certains professionnels à se reconvertir.

L'étiquetage pas encore obligatoire

L'Anses, qui se dit favorable à un étiquetage au regard des conclusions de ces travaux, déplore qu'à ce jour aucune réglementation ne le rende systématique en la matière. "Cette information devrait être obligatoirement appliquée sur les produits en question", a ainsi réagi le directeur de l'évaluation des risques de l'Anses, Matthieu Schuler pour France Info


 Un constat d'autant plus regrettable que des données similaires à celles de l'Anses ont été mises au jour ces dernières années dans des pays voisins tels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark ou encore les Pays-Bas.

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