Causes, symptômes, traitements... : ce que vous devez savoir sur la méningite

Bien-être

INFECTION – Virale, bactérienne ou encore d’origine fongique ou parasitaire, la méningite fait chaque année de nombreuses victimes en France. À l'occasion de la journée nationale de lutte contre les méningites, ce samedi 5 octobre, LCI vous en dit plus sur cette maladie qui cause une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière.

Chaque année, des milliers de personnes contractent une méningite en France. Causée par un virus, une bactérie, un champignon ou un parasite, qui s’attaque aux trois "enveloppes" qui protègent le système nerveux central (cerveau, cervelet et moelle épinière) via le liquide céphalo-rachidien, elle est mortelle dans 10% des cas.

Très contagieuse, l’infection provoque une inflammation. S’ensuivent des symptômes bénins comme des maux de tête et des vomissements. Si elle n'est pas traitée à temps, la survie du patient peut être rapidement en jeu.

Quels sont les différents types de méningites ?

La méningite virale

Dans la plupart des cas, la maladie est due à un virus. Le plus souvent, ceux-ci appartiennent à la famille des entérovirus (échovirus, virus Coxsackie...). Cette forme de méningite, qui touche beaucoup les enfants et les jeunes adultes, est aussi la moins dangereuse. "Chez les patients ne souffrant pas d’un déficit immunitaire, le rétablissement se révèle le plus souvent spontané", souligne ainsi l’Assurance Maladie. La guérison intervient alors sans séquelles, au bout de quelques jours seulement.

La méningite bactérienne

Moins fréquente, mais davantage redoutable, la méningite d'origine bactérienne doit conduire le patient à consulter au plus vite pour être rapidement traité. L’objectif est d’éviter que l’infection atteigne les organes du système nerveux central ou touche l’ensemble de l’organisme (septicémie). Ce type de méningite peut être causé par différents types de bactéries qui passent dans le sang et infectent le liquide céphalo-rachidien.

La bactérie qui porte le plus de responsabilités dans la méningite est celle du pneumocoque, qui se diffuse via un foyer infectieux ORL (une sinusite par exemple) ou plus rarement par voie sanguine (par exemple en cas de pneumonie). Le méningocoque (A, B, C, Y ou W), un germe naturellement présent dans la gorge, peut aussi causer une méningite d'origine bactérienne en cas de passage dans le sang. Cela peut par exemple se produire en cas de germe virulent, ou si la personne est affaiblie. De leur côté, les femmes enceintes ou les personnes âgées qui abusent de l’alcool ou sont sous traitement immunosuppresseur peuvent contracter une méningite à listeria. Les enfants de moins de 5 ans peuvent aussi être infectés par la bactérie à l’haemophilus influenzae ou à l’escherichia coli. 

Lire aussi

La méningite d’origine fongique ou parasitaire

Ce type de méningite touche essentiellement des personnes immunodéprimées. Elle peut être due à des champignons comme les cryptocoques ou des parasites présents dans la viande contaminée mal cuite, des crudités mal lavées ou de l’eau souillée. "Très rarement, des parasites comme celui de la toxoplasmose peuvent être en cause", précise l'Assurance maladie.

Lire aussi

Comment attrape-t-on la méningite ?

D'origine bactérienne ou virale, la méningite peut se contracter par le simple contact d'une personne infectée. Il suffit d’un baiser, de boire dans le même verre ou d’utiliser la même fourchette pour être à son tour contaminé. L'infection peut aussi se déclencher lors d'une hospitalisation (méningite nosocomiale), ou bien se faire par l'alimentation, dans le cas de la listeria par exemple. Potentiellement présente dans les fromages au lait cru, les fruits de mer ou encore certaines charcuteries, elle peut causer des troubles digestifs mineurs, mais dégénérer vers une méningite chez les personnes sensibles.

Quels sont les symptômes ?

La méningite se manifeste par plusieurs symptômes associés : des maux de tête, une intolérance à la lumière ou au bruit, des nausées, une raideur au niveau de la nuque, des courbatures, une fatigue intense, une somnolence ou une confusion mentale. En cas de méningites aiguës fongiques ou parasitaires, les symptômes peuvent être encore davantage marqués, avec des troubles de la vigilance ou encore une paralysie des nerfs crâniens.

Chez le nourrisson, les symptômes sont en revanche plus difficiles à reconnaître. "Si votre bébé a un comportement inhabituel (geignements, pleurs incessants, irritabilité, somnolence anormale), s'il refuse de s'alimenter, s'il a un teint gris ou marbré, s'il paraît abattu et "mou", consultez sans tarder votre médecin", recommande l'Assurance maladie. 

Quels sont les traitements ?

Ils varient selon l’origine de l’infection. Si l’examen clinique, les examens biologiques et la ponction lombaire révèlent une origine virale, aucun traitement spécifique n’est nécessaire, la guérison étant le plus souvent spontanée et sans séquelles. Dans le cas d'une forme grave cependant, des antiviraux peuvent être prescrits.

 En revanche, si l’examen révèle un autre type de méningite, des antibiotiques, des antifongiques ou des antiparasitaires doivent être pris. Dans tous les cas, un suivi médical est nécessaire. 

Comment s'en protéger ?

Les vaccins jouent un rôle essentiel dans la prévention de certains types de méningite. Le vaccin hexavalent, obligatoire depuis 2018, permet ainsi de se protéger de l’infection par la bactérie haemophilus influenza de type B, de la méningite à méningocoque C ainsi que du pneumocoque. D'autres vaccins, notamment contre les méningocoques A, B, W et Y, existent mais ne sont ni inclus dans les recommandations vaccinales, ni remboursés.

Enfin, sachez que les cas de méningites bactériennes sont plus nombreux dans les pays tropicaux. N’hésitez donc pas à demander conseil à votre médecin avant de partir en voyage. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter