Des chercheurs ont découvert une mutation génétique qui module le besoin de sommeil

Bien-être

SOMMEIL - Le besoin de sommeil est-il dans nos gènes ? Une équipe de chercheurs a mis en évidence les liens entre une mutation génétique et les petits dormeurs, qui dorment 4 à 6 heures par nuit. Les personnes porteuses de cette mutation auraient un besoin de sommeil particulièrement réduit.

Si le sommeil est nécessaire pour la récupération et le bien-être, tout le monde n’en ressent pas les mêmes besoins. Ainsi, certaines personnes ont besoin d’une longue nuit de sommeil pour retrouver leur forme et toutes leurs capacités, tandis que d’autres n’ont besoin que de quelques petites heures avant de se lever reposées. Alors comment l'expliquer ?

Des chercheurs de l’université de Californie pensent avoir trouvé une partie de la réponse, dans une étude récemment publiée dans Science Translational Medicine. Grâce à des travaux effectués sur des souris, ils ont identifié un gène qui pourrait être responsable des différences de besoin de sommeil.

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Les chercheurs ont en effet procédé à une mutation génétique sur le gène NPSR1 de souris. Par la suite, ils ont constaté une baisse de la durée du sommeil chez les mammifères porteurs de la mutation, sans que cela ne leur cause de troubles cognitifs liés à la mémoire ou au raisonnement, ni de méforme particulière.

Peu dormir présente des risques pour la santé

Pourtant, chez les personnes non porteuses de cette mutation, ne dormir que quelques heures par nuit présente d’importants risques. Pour les adultes, "environ 8 heures de sommeil sont conseillées", explique à LCI le docteur Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, le réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil, même si les besoins de chacun diffèrent. Mais lorsque l’on dort moins que ce dont notre corps a besoin, il existe des risques à court terme, "comme le manque d’attention ou de concentration", selon le docteur, "et à plus long terme, des risques immunologiques". "Le manque de sommeil est aussi la première cause de mortalité sur la route", insiste la présidente du Réseau Morphée.

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Mais ces risques ne seraient pas valables pour les petits dormeurs liés à la mutation génétique. "Même s’il n’y a pas d’études qui le montrent, on peut effectivement supposer que dès lors que le besoin en sommeil est respecté, même s’il est court, alors il n’existe pas de risques", continue-t-elle.

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