Endométriose : un nouvel espoir de traitement

Endométriose : un nouvel espoir de traitement

AVANCÉE - Une étude parue début novembre dans le journal Stem Cells Report apporte un espoir à toutes les femmes atteintes d'endométriose. Grâce à la transformation de cellules défectueuses en cellules saines, les chercheurs espèrent avoir trouvé le moyen de guérir cette maladie gynécologique chronique.

Votre expérience fait la différence. C’est sur cette affirmation que l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé en fin de semaine dernière une grande enquête sur l’endométriose. Elle espère pour cela "recruter au moins 5.000 femmes", rapporte Sciences et Avenir, pour répondre à des questionnaires sur sa plateforme ComPaRe (Communauté de Patients pour la Recherche).

Mais alors que les causes de cette maladie gynécologique chronique sont encore méconnues et qu’il n'est toujours pas possible d'en guérir, un nouvel espoir de traitement a été dévoilé dans une étude publiée dans le journal Stem Cells Report. Il s'agirait de remplacer les cellules défectueuses par des cellules saines.

Des cellules reprogrammées pour devenir utérines

Les cellules saines utilisées lors de cette étude sont des cellules dites "pluripotentes induites". C'est-à-dire qu'elles sont issues de cellules adultes spécialisées (déjà affectées à un rôle particulier), reprogrammées en cellules capables de devenir n’importe quelle sorte de cellules de l’organisme. Ici, des cellules ont été prélevées sur la peau et la moelle osseuse de patientes atteintes d'endométriose pour être reprogrammées génétiquement et devenir des cellules utérines en bonne santé.

Si des cellules saines avaient déjà, par le passé, pu été transformées en cellules du cœur, du foie ou encore du pancréas, il s'agit de la première fois qu'une étude montre qu'elles peuvent aussi devenir des cellules utérines. Si la prochaine étape est de savoir s'il est possible de remplacer les cellules défectueuses par ces cellules saines, il s'agit tout de même, pour l'un des chercheurs de cette étude, le professeur Bulun interviewé par le Huffington Post, d'une "porte ouverte" à de potentiels traitements. D'autant que ces cellules, transplantées dans l'utérus des femmes atteintes d'endométriose, seraient capables de se reproduire et ne seraient pas rejetées par leur système immunitaire. Elles répondraient d'autre part positivement à la progestérone, cette hormone sécrétée lors de la seconde moitié du cycle menstruel et qui permet à la muqueuse de l’utérus de ne pas trop se développer. Dans le cas d'une endométriose, les cellules défectueuses s'éparpillent dans les trompes de Faloppe et les tissus abdominaux, entraînant de douloureux symptômes.

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L'endométriose est une pathologie qui touche environ une femme sur dix. Un chiffre qui pourrait cependant être sous-estimé, selon l'association EndoFrance, tant cette maladie est mal encore diagnostiquée. Elle entraîne d'intenses douleurs pelviennes, des saignements, mais peut aussi causer l'infertilité et favoriser le développement de cancers de l'ovaire. Pour l'heure, aucun traitement n'est efficace de façon définitive. Les femmes sont contraintes de suivre un traitement hormonal jusqu'à leur ménopause.

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