Quand il fait chaud, les performances cognitives des femmes augmentent

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ÇA CHAUFFE - Face au froid, nous ne sommes pas tous égaux. Selon une étude allemande, les températures affecteraient visiblement notre capacité à raisonner et à résoudre des problèmes. Les femmes y seraient même bien plus sensibles que les hommes.

Vous voulez assurer à votre prochain examen ? Mieux vaudrait prévoir une petite laine. Selon une étude allemande publiée mercredi dans le journal PLOS One et relayée par le New York Times, les performances intellectuelles varient sensiblement en fonction de la température ambiante d'une pièce. Les femmes seraient, selon les chercheurs, d'autant plus affectées que les hommes par la chaleur ambiante.

L'étude, qui appelle cependant à d'autres recherches sur le sujet, pourrait permettre de repenser la façon dont les salles de classes et les bureaux sont chauffés.

Des résultats bien différents selon la température

Pour réaliser leur expérience, les chercheurs ont rassemblé 500 étudiants berlinois volontaires, dont 41% de femmes, dans deux salles de classe. L'une était chauffée à 16 degrés, l'autre à 32,5. En une heure de temps, les participants ont dû résoudre autant de problèmes de mathématiques et de logique que possible et constituer un maximum de mots avec un lot de lettres. Que ce soit avec l'une ou l'autre des températures, les résultats moyens des groupes se sont avérés similaires. Mais quand les scientifiques ont distingué les notes des hommes de celles des femmes, ils se sont aperçus qu'un fossé séparait les performances des deux genres.

Alors que les résultats aux tests de logique étaient les mêmes, ceux des problèmes de maths et de langues étaient inégaux. "Quand les températures sont fraîches, les hommes sont bien meilleurs que les femmes", assure Agne Kajackaite, auteure de l'étude et chercheuse en économie comportementale en Allemagne. "Mais quand la température monte, l'écart entre les sexes disparaît" pour les exercices de maths, les performances des femmes augmentant et celles des hommes diminuant. Les femmes sont ainsi passées d'une moyenne de 8,3 exercices de maths correctement résolus à 10,5, soit une augmentation de leurs performances de 27%. Une envolée qui s'expliquerait par un nombre plus important de problèmes abordés. Les hommes eux, ont fourni moins d'efforts, mais la baisse des résultats obtenus (-0,63% en maths) n'est pas considérée comme significative par les scientifiques.

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Faut-il en conclure qu'il existe une température idéale à laquelle les performances des femmes et des hommes sont égales, questionne le New York Times ? La réponse est évidemment non, car d'autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats, qui n'ont été obtenus que sur une expérience d'une durée d'une heure. Des conditions bien insuffisantes pour établir une généralité.

Les auteurs insistent cependant sur le fait que leur étude soulève potentiellement les enjeux de la "bataille du thermostat" en suggérant qu'il ne s'agit pas uniquement de confort, "mais également de performances cognitives et de productivité". Ils estiment donc que sur les lieux de travail, "les températures devraient être nettement plus élevées qu'actuellement".

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