Faire des siestes à ce rythme réduirait les risques cardiovasculaires

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REPOS - Permettant de recharger les batteries, la sieste aurait un autre avantage : pratiquée avec modération, elle permettrait aussi, selon des chercheurs suisses, de réduire le risque de maladies cardiovasculaires.

Piquer un somme de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne. Selon une étude de l’université de Lausanne (Suisse), publiée le 9 septembre dans la revue scientifique Heart, cela pourrait même faire beaucoup de bien. Selon les chercheurs, qui ont suivi près de 3.500 Suisses âgés de 35 à 75 ans, faire la sieste une à deux fois par semaine serait bénéfique pour le cœur.

Les participants, exempts de maladies cardiovasculaires, ont dû répondre à des questionnaires en indiquant combien de fois et combien de temps ils faisaient la sieste chaque semaine. Ils ont ensuite été classés en quatre catégories (ceux qui ne faisaient pas la sieste, ceux qui la faisaient une à deux fois par semaine, trois à cinq fois par semaine et six à sept fois par semaine), avant d'être suivis pendant 5 ans pour chercher une éventuelle correspondance avec la survenue d’une maladie cardiovasculaire.

La sieste avec modération pour réduire le stress

Alors que 155 décès sont survenus lors de l'étude, les scientifiques ont observé un risque significativement plus faible de développer un événement cardiovasculaire chez les personnes faisant la sieste une à deux fois par semaine par rapport aux sujets ne faisant pas la sieste. L'une des explications à ces résultats serait, selon les chercheurs, que faire la sieste de façon occasionnelle permettrait de réduire le stress et donc le risque de maladie cardiovasculaire. Ces pauses permettraient aussi de combler un possible déficit de sommeil, lui aussi facteur de risque de ce type d'accidents.  

Les participants s'accordant plus de deux siestes par semaine n'ont cependant pas semblé en tirer un plus grand bénéfice cardiovasculaire, ce qui pourrait se justifier, d'une part, par le fait que les dormeurs diurnes les plus assidus (trois à sept fois par semaine) étaient en moyenne les plus âgés et étaient aussi les plus gros fumeurs, donc plus à risques concernant les maladies cardiovasculaires. L'étude suggère même un risque plus élevé possible chez les participants ayant rapporté faire la sieste six à sept fois par semaine. Ces résultats restent cependant à confirmer, précisent les chercheurs.

Aucun lien entre la durée de la sieste et le risque de maladie cardiovasculaire n'a en revanche été relevé.

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Si l'étude a été menée sur un groupe de participants relativement important, les chercheurs admettent qu'il serait nécessaire d'élargir encore les recherches pour confirmer leurs résultats. Ils reconnaissent de plus une possible marge d'erreur importante en raison de la nature déclarative de l'étude. Il est en effet possible que les participants, ayant uniquement répondu à des questionnaires, aient omis de déclarer quelques siestes ou ne se soient tout simplement pas rendu compte de s'être endormi, devant la télévision par exemple.

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