Implants contraceptifs : l'Agence de santé renforce les mesures pour éviter les migrations

Implants contraceptifs : l'Agence de santé renforce les mesures pour éviter les migrations
Bien-être

CONTRACEPTION - L'Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé ce vendredi des mesures pour limiter les risques de migration des implants vers les artères pulmonaires. Elle invite notamment les femmes porteuses à vérifier régulièrement la position de leur implant, et demande aux médecins de se former.

L'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) "appelle à nouveau les professionnels de santé à la vigilance sur le risque de lésions neuro-vasculaires" à l'endroit d'insertion, sous la peau, de l'implant (pouvant se manifester par des fourmillements ou des troubles de la sensibilité dans la main) ainsi que du risque "de migration de l'implant contraceptif Nexplanon dans les vaisseaux sanguins et dans le thorax", qui peuvent dans certains cas nécessiter une intervention chirurgicale lourde.

Le renforcement des mesures, approuvé au niveau européen, vise notamment l'information des professionnels de santé sur la procédure d'insertion et de retrait de l'implant et des femmes déjà porteuses, ou de celles pour lesquelles la pose est envisagée. Bientôt, "les femmes se verront remettre au moment de la pose de l'implant une carte patiente complémentaire à la notice, les invitant à vérifier une à deux fois par mois la présence de l'implant et à contacter rapidement leur médecin ou sage-femme si elles ne le repèrent plus au toucher", indique vendredi l'Agence.

30 cas d'implant dans les poumons depuis 20 ans

D'ici là, l'ANSM "invite toutes les femmes porteuses d'un implant contraceptif Nexplanon à s'assurer par une palpation délicate qu'il est bien en place. Dans le cas contraire, une consultation médicale doit être programmée". À ce jour, 30 cas de migration d'implants Nexplanon dans l'artère pulmonaire ont été signalés à l'ANSM depuis mai 2001.

L'implant contraceptif se présente sous la forme d'un petit bâtonnet, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre, inséré juste sous la peau vers l'intérieur du bras. Il délivre en continu une hormone, l'étonogestrel. Cet implant des laboratoires MSD est le seul implant contraceptif commercialisé en France. D'après Santé Publique France, il est particulièrement utilisé par les femmes de 20 à 24 ans.

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La formation en ligne pour les médecins non recommandée

Dans les prochaines semaines, poursuit l'ANSM dans un communiqué, une lettre sera adressée aux professionnels pour rappeler l'existence d'un risque de lésions au niveau de l'insertion de l'implant et "de migration de l'implant notamment dans l'artère pulmonaire, potentiellement liés à une insertion profonde ou incorrecte de Nexplanon".

L'ANSM "recommande vivement aux professionnels de santé de se former en présentiel à la pose de ces implants", c'est-à-dire de privilégier la formation pratique avec des médecins expérimentés mis en place par MSD France, par rapport à la formation virtuelle en ligne. Cette alerte fait suite à une première lettre d'information diffusée en 2016 aux professionnels de santé, mais il est apparu que "ce risque restait peu connu des professionnels et des femmes".

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