Intoxication au monoxyde de carbone : les gestes à adopter pour éviter l'accident

Bien-être

CONSEILS - En Isère ce week-end, un couple de septuagénaires, privé d'électricité à cause du dernier épisode neigeux, a été retrouvé mort à son domicile, intoxiqué au monoxyde de carbone émanant d'un groupe électrogène. De tels drames se multipliant lorsqu'il fait froid, on fait le point sur les bons gestes à adopter pour s'en prémunir.

Avec l’arrivée des premiers grands froids, il est temps de commencer à chauffer sa maison. Mais quand certains appareils sont mal entretenus, la situation peut devenir dangereuse. Vendredi, la Direction générale de la Santé a, comme les autorités le font régulièrement lorsqu'il fait froid, mis en garde contre les intoxications au monoxyde de carbone. 

Car si ce gaz toxique ne se sent pas, ne se voit pas et peut faire des ravages, "des gestes simples" permettent de réduire les risques.

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D’où vient-il ?

Comme le rappelle l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), le monoxyde de carbone est produit par les appareils de chauffage ou de production d’eau chaude à combustion. Parmi eux : la cuisinière, le chauffage d’appoint (qui n'est pas électrique), la chaudière, le poêle, la cheminée, le barbecue ou les braseros utilisés en intérieur ainsi qu’un groupe électrogène ou un moteur de voiture. "Avant l'hiver, faites systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d'eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique)", conseille la  Direction générale de la Santé.

"Tous les jours, même quand il fait froid, aérez au moins 10 minutes votre logement, maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n'obstruez jamais les entrées et sorties d'air", ajoute-t-elle.

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Quels sont les signes d’une intoxication ?

Le dioxyde de carbone est dangereux car c’est un gaz qui ne se remarque pas. Mais, quand on le respire, il prend la place de l’oxygène dans les poumons et c’est à ce moment que la situation devient dangereuse. 

Certains signes doivent alerter immédiatement : maux de tête, vomissement, fatigue, évanouissement.

Comment réagir ?

Dès les premiers symptômes, il faut réagir vite. Le plus urgent est d’ouvrir les fenêtres et portes du logement. Il faut également arrêter les appareils de cuisson et de chauffage. Enfin, l’Inpes conseille aussi de quitter son logement et d’appeler les secours (18 : Pompiers, 15 : Samu, 112 : numéro d’urgence depuis un portable, 114 par SMS : secours pour les personnes sourdes et malentendantes). 

Dans tous les cas, il est nécessaire d’attendre l’accord des secours avant de pouvoir regagner votre domicile.

Comment se protéger ?

Pour éviter les accidents, l'Inpes détaille les bonnes pratiques à adopter :

- n'utilisez que du bois pour le poêle à bois sans vernis et sans peinture;

- n'utilisez pas le chauffage d'appoint plus de deux heures et toujours dans une pièce aérée;

- ne bouchez pas les ouvertures sous les portes, dans la cuisine, etc. Ce sont elles qui permettent à l'air de circuler et de se renouveller;

- pensez à aérer quotidiennement votre intérieur pendant au moins 10 minutes;

- n'utilisez pas les appareils de cuisson pour vous chauffer;

- laissez les barbecues et les braseros à l'extérieur de votre logement;

- en cas de besoin, le groupe électrogène ne doit pas être installé dans la cave ou dans le garage. Sa place est à l'extérieur de la maison.

Et pour se protéger correctement, pensez à faire vérifier vos appareils de chauffage (chaudière, conduit, chauffe-eau, cheminée) chaque année par un professionnel. N'oubliez pas de lui demander une "attestation d'entretien", qui prouve que cet appareil est bien entretenu.

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