Faire craquer son cou, une habitude à l'issue parfois fatale

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CRAC - Un jeune Américain a dû être hospitalisé d'urgence après avoir fait craquer son cou. Ce geste, d'apparence anodin, lui a déchiré une artère, provoquant un AVC. D'autres cas similaires ont été rapportés.

Si grave soit-elle, sa mésaventure, récemment rapportée par les médias américains, a permis de mettre en lumière une très mauvaise habitude. Dans la ville d’Oklahoma, aux États-Unis, un jeune papa de 28 ans a été victime d’un accident vasculaire cérébral le 14 mars dernier… après s’être fait craquer le cou. Ce geste, qu’il avait l’habitude de faire pour soulager une douleur, a rompu l’un de ses artères vertébrales menant au cerveau, entraînant la formation d'un caillot de sang.


"Dès que j’ai entendu le bruit du craquement, tout a commencé à s’engourdir sur le côté gauche de mon corps", explique Josh Hader à la chaîne de télévision américaine locale KOCO-TV. "Je me suis levé. J’ai essayé de sortir un bloc de glace du réfrigérateur. J’ai le souvenir de ne pas être parvenu à marcher droit." Rapidement pris en charge à l’hôpital, le jeune Américain s’en tire sans trop de séquelles. Après plusieurs semaines de rééducation, il est à nouveau capable de marcher sans assistance et a récupéré ses facultés visuelles, altérées par l’affaiblissement d’un muscle de son œil droit.

D'autres cas déjà rapportés

Un peu plus d'un mois avant cet accident, un cas similaire avait été rapporté dans la presse britannique. Natalie Kuniciki, une ambulancière de 23 ans, s'est retrouvée partiellement paralysée après avoir "étiré" son cou et entendu un "crac". Lors d'une interview au Sun, elle évoque des symptômes similaires à ceux vécus par Josh Hader : "J’ai essayé de marcher jusqu’à la salle de bain, mais je titubais. J’ai baissé les yeux et réalisé que ma jambe gauche ne bougeait plus du tout, puis je suis tombée par terre." Grâce aux séances de kinésithérapie, elle retrouve peu à peu l'usage de ses membres.


En 2016, une mannequin américaine de 34 ans, Katie May, avait été moins chanceuse. Elle était décédée d'un AVC après s'être rendue chez son chiropracteur pour un nerf pincé dans le cou. Selon le HuffPost, une autopsie avait révélé que l’artère vertébrale de May avait été déchirée à la suite d’une "manipulation du cou".

S'ils peuvent en effrayer plus d'un, ces AVC causés par un craquement de cou restent cependant assez rares. D'après un neurologue spécialisé dans les accidents vasculaires cérébraux interviewé par le Washington Post, "99,9% du temps, faire craquer son cou n'aura aucune répercussion". Les incidents seraient cependant plus courants chez les personnes âgées de 20 à 30 ans, sans que le corps médical ne sache encore réellement pourquoi.

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