La lumière bleue des écrans pourrait augmenter le taux de sucre dans le sang

Bien-être

VIGILANCE - Selon une étude, la lumière bleue de nos écrans favoriserait la hausse du taux de sucre dans le sang. De quoi confirmer un peu plus sa toxicité.

La lumière bleue, une nouvelle fois dans le viseur des études scientifiques pour sa dangerosité. On le sait, depuis plusieurs années déjà, les LEDs - abréviation anglaise pour diodes électroluminescentes - se sont glissées dans nos smartphones, télévisions et ordinateurs. Là où le bât blesse, c'est que beaucoup contiennent une part importante de lumière bleue, la partie la plus énergétique de la lumière.

On la savait responsable de troubles liés à la vue mais une étude récente dirigée par des chercheurs franco-néerlandais, apporte une preuve supplémentaire de son impact sur la santé un mois après une autre étude parue dans le Journal de l'Association américaine de médecine (Jama) suggérant que dormir avec une lumière dans la chambre augmenterait le risque d'obésité. 

En effet, une heure d’exposition à la lumière bleue des écrans la nuit altérerait les niveaux d'insuline et augmenterait considérablement le taux de sucre dans le sang. Tout simplement parce que nos chers écrans inciteraient à grignoter des aliments sucrés. 

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Lien avec le diabète et le surpoids

L'expérience a été faite sur des rats de laboratoire, exposés à la lumière bleue, qui avaient la possibilité de choisir entre un aliment équilibré sur le plan nutritionnel, de l’eau, du lard et de l’eau sucrée. En mesurant le jour suivant la consommation alimentaire desdits rats, les scientifiques ont constaté, après une heure d’exposition à la lumière bleue que la tolérance au glucose était considérablement impactée. 

Ce qui explique cela ? Les cellules rétiniennes de l’œil qui, réceptifs à cette lumière, transmettent directement les informations aux zones du cerveau régulant l’appétit. Et les conséquences, avec le temps et la répétition, sont simples : une prise de poids et le développement d’un diabète.  

Face aux risques, l'instigatrice de l'étude Anayanci Masís-Vargas propose de "limiter le temps que nous passons devant les écrans la nuit" : "C'est la meilleure mesure pour nous protéger des effets nocifs de la lumière bleue ou alors l’utilisation de lunettes spéciales filtrant la lumière bleue déjà disponibles sans ordonnance chez la plupart des opticiens", assure t-elle dans l'étude.

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