La taille de notre cou pourrait être révélatrice d’un problème de santé

Bien-être
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À VOS MÈTRES - Selon une étude présentée lors du Congrès annuel de l'Asian Pacific Society of Cardiology, la taille de notre cou permettrait de diagnostiquer précocement le syndrome métabolique. Celui-ci est notamment responsable d'accidents cardiovasculaires ou du diabète de type 2.

Pour déterminer l'état de santé d'une personne, il est possible de se baser sur son IMC ou la taille de sa sangle abdominale. Selon une nouvelle étude publiée par des chercheurs du Manila Adventist Medical Center, aux Philippines, et présentée lors du Congrès annuel de l'Asian Pacific Society of Cardiology, mesurer la circonférence du cou d'un patient pourrait aussi se révéler très utile pour dépister en amont le syndrome métabolique, qualifié de fléau mondial par la Fédération française de cardiologie (FFC).


Ce syndrome, qui ne se définit pas comme une maladie, correspond en fait un ensemble de troubles, dont l'obésité abdominale et au moins deux des facteurs suivants : un taux élevé de triglycérides, un taux élevé de glycémie, un taux faible de cholestérol HDL, soit le bon cholestérol, une hypertension artérielle. Des désordres métaboliques peu anodins puisque selon la FFC, ils augmentent "considérablement le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral (AVC)". 22,5% chez les hommes et 18,5% chez les femmes seraient touchées par ce syndrome en France.

Des valeurs limites de tour de cou établies

Pour leur étude, relayée par la Société européenne de cardiologie, les chercheurs ont ausculté 160 adultes. Le syndrome métabolique a été diagnostiqué chez 16% d'entre eux, sur la base de leur tour de taille, de leur pression sanguine, de leur glycémie à jeun et de leurs taux de lipides. Les scientifiques ont par ailleurs remarqué que les personnes souffrant d'hypertension artérielle, de diabète ou de dyslipidémie (une anomalie du taux de gras dans le sang) avaient un tour de cou plus élevé que les autres.


À partir de cette trouvaille, ils ont réalisé que les hommes qui présentaient une circonférence de cou de plus de 40 cm et les femmes ayant un cou dont la taille dépassait 36 cm n'étaient autres que les personnes précédemment diagnostiquées du syndrome métabolique. Bien que l'étude n'ait été réalisée que sur des Philippins, les chercheurs estiment que ces valeurs peuvent être appliquées à d'autres personnes. De nouvelles études sur le sujet devront cependant le confirmer.

Un outil universel pour dépister le syndrome métabolique ?

"L'étude a déterminé que la circonférence du cou est un prédicateur significatif du syndrome métabolique et que sa mesure est plus précise que celle de la taille, affectée par la respiration et de la plénitude de l'estomac", explique dans un communiqué le docteur Gines, auteur de l'étude. "Ces résultats suggèrent que la mesure de la circonférence de cou peut être utilisée comme un outil de dépistage du syndrome métabolique. C'est une mesure facile à réaliser lors d'une visite médicale de routine."


Pour prévenir l'apparition de ce syndrome, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, d'adopter une alimentation saine et équilibrée ainsi que de consulter régulièrement un médecin.

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