Le burn-out n'est pas reconnu comme une maladie, annonce finalement l'OMS

Bien-être
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IMBROGLIO - Alors qu'un salarié français sur trois dit avoir fait un burn-out au cours de sa carrière, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait lundi que cet état d'épuisement professionnel venait de faire son entrée dans la Classification internationale des maladies. Elle précise finalement ce mardi qu'il n'est pas pour autant reconnu comme une maladie.

Marche arrière toute. Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait lundi que le burn-out, un concept souvent traduit par "épuisement professionnel", avait fait son entrée dans sa nouvelle Classification internationale des maladies, un porte-parole a annoncé ce mardi une correction : le burn-out était en fait déjà dans la classification précédente sous le chapitre "Facteurs influençant l'état de santé".


"L'inclusion dans ce chapitre signifie précisément que le burn-out n'est pas conceptualisé comme une condition médicale mais plutôt comme un phénomène lié au travail", a-t-il écrit dans une note aux médias. Il n'était donc en aucun cas question de considérer le burn-out comme une maladie, ce qui aurait été une première.

En réalité, seule la définition du burn-out a été modifiée par l'OMS, pour qui il ne doit aucunement être associé à un autre domaine que celui du travail, comme cela a pu être fait pour la fatigue due au rôle de parent, communément appelé burn-out parental. Dans cette nouvelle classification, appelée CIP-11 et déjà publiée l'an dernier, il est décrit comme "un syndrome (...) résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès" et qui se caractérise par trois éléments : "un sentiment d'épuisement", "du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail" et "une efficacité professionnelle réduite". La nouvelle CIP-11 entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Reposant sur les conclusions d'experts de la santé dans le monde entier, elle fournit un langage commun grâce auquel les professionnels de la santé peuvent échanger des informations sanitaires partout dans le monde. En France, un salarié sur trois dit avoir fait un burn-out au cours de sa carrière.

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