Le poids des garçons à la naissance pourrait influer sur leur fertilité, selon une étude

Le poids des garçons à la naissance pourrait influer sur leur fertilité, selon une étude
Bien-être

REPRODUCTION - Selon des chercheurs danois, les problèmes de fertilité rencontrés à l'âge adulte chez les hommes pourraient être liés à leur poids à la naissance. Ce phénomène ne serait en revanche pas présent chez les femmes. Explications.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il faudrait remonter à sa propre naissance pour comprendre les problèmes de fertilité à l'âge adulte. Des chercheurs danois viennent en effet de trouver un lien entre l'infertilité et le poids à l'âge gestationnel. Ils estiment que si le bébé fait partie des 10% les plus maigres lors de sa naissance, les risques de développer des problèmes d'infertilité seraient accrus de 55% par rapport aux hommes nés avec un poids plus élevé.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont étudié environ 5.500 hommes et autant de femmes, nés entre 1984 et 1987 au Danemark, en analysant leur poids à la naissance et leur âge gestationnel. Les chercheurs ont également pris en compte plusieurs facteurs, comme l'indice de masse corporelle de la mère avant la grossesse, son âge et son mode de vie (tabac, alcool...). Ils ont alors estimé que les plus petits des garçons à la naissance voyaient augmenter de moitié leurs risques de contracter des problèmes de fertilité plus tard dans leur vie par rapport aux bébés dont le poids figurait dans la moyenne.

Au final, 8,3% des hommes figurant parmi les plus petits à la naissance ont souffert de problèmes d'infertilité à l'âge adulte, contre 5,7% pour les autres. Ces conclusions ne sont pas valables pour les femmes, pour qui aucun lien n'a été trouvé entre poids à la naissance et infertilité. "Nos résultats montrent que parfois, nous devons regarder très tôt dans la vie pour trouver des problèmes de santé qui surviennent plus tard", a expliqué Anne Thorsted, qui a participé à l'étude relayée par EurekAlert.

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Comment expliquer ces résultats ?

Dans des recherches précédemment menées, un lien avait déjà été trouvé entre une faible croissance du fœtus et un développement des problèmes au niveau du pénis ou des testicules. D'ailleurs, lorsque les chercheurs ont écarté de leur étude les hommes souffrant d'hypospadias (une malformation de l'urètre) ou de cryptorchidie (l'absence d'un ou deux testicules dans le scrotum), les risques de développer des problèmes d'infertilité pour les nourrissons les plus petits n'étaient plus que de 37% supérieurs aux autres, contre 55% précédemment.

"Cela peut indiquer qu'une partie de l'association entre le poids gestationnel et l'infertilité est atténuée par les effets de l'hypospadias et de la cryptorchidie, qui sont connus pour être liés aux risques d'infertilité", a analysé Anne Thorsted. Mais ces deux maladies ne peuvent être tenues responsables de l'ensemble des résultats. "Un environnement de croissance sous-optimal pour le fœtus, pour quelque raison que ce soit, pourrait lui-même nuire au développement de la production de sperme et des organes reproducteurs", a poursuivi la chercheuse. "Nous pourrions également supposer que la santé et le mode de vie de la mère pendant la grossesse ont un impact sur la croissance fœtale et le développement des fonctions reproductives, par exemple si la mère fume", a-t-elle conclu.

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