Donner naissance à un garçon favoriserait la dépression post-partum

Donner naissance à un garçon favoriserait la dépression post-partum

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MATERNITÉ - Une femme sur dix est victime de dépression postnatale. Un état qui serait davantage favorisée, selon deux chercheuses britanniques, par la naissance d'un garçon. La faute, selon elles, à des réactions inflammatoires.

Après la naissance de leur enfant, beaucoup de femmes ont souvent un petit passage à vide. Tristesse, anxiété, irritabilité... Des symptômes qui caractérisent le fameux "baby blues". Ce état, qui ne dure qu'une dizaine de jours, n’a en revanche rien de comparable avec la dépression postnatale, qui peut s'étendre sur six à douze mois et qui peut avoir des conséquences bien plus graves pour la mère comme pour l'enfant. Cette dépression concerne environ une femme sur dix. Et selon Sarah Myers et Sarah Johns, chercheuses à l’université de Kent, au Royaume-Uni, accoucher d’un garçon augmenterait drastiquement les risques.


Pour leur étude publiée dans Science Direct et relayée par Ouest-France, les scientifiques ont interrogé 296 femmes. D’après les réponses obtenues, elles ont déduit que le risque de dépression post-partum était de 71 à 79 % plus élevé pour les femmes ayant eu un garçon. La faute, selon elles, au fait que la gestation des fœtus masculins soit associée à des risques d'inflammation. Or, toujours selon leurs recherches, les femmes ayant souffert de complications à la naissance, qui peuvent induire des réactions inflammatoires, ont 174 % plus de risques de développer ce type d'état dépressif.

La dépression post-partum n'est pas une fatalité

Malgré tout, ce type de dépression pourrait être évité de façon simple. Car toujours lors de leurs recherches, les scientifiques ont remarqué que les femmes qui avaient déjà des tendances dépressives -et qui étaient donc mieux accompagnées avant et après l'accouchement- avaient moins de chance de développer une dépression post-partum. 

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Une prise en charge plus efficace des femmes venant d'accoucher pourrait donc significativement faire régresser les risques de dépression postnatale.

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