Goût, haleine, peau... 5 bienfaits rapides sur la santé qui devraient vous donner envie d'arrêter de fumer

Bien-être
DirectLCI
STOP - Arrêter de fumer n'est pas une partie de plaisir. Pour autant, les récompenses qui se font sentir dès les premières heures de sevrage peuvent largement être un moteur de motivation. Alors que le mois sans tabac vient de débuter, LCI vous détaille tous les bienfaits d'une telle décision sur la santé.

"Promis, j'arrête demain." Cette rengaine, beaucoup de fumeurs se la répètent. Mais peut, finalement, parviennent à mettre un point final à leur consommation de tabac. Les tentations sont, il faut le dire, nombreuses : pauses clope entre collègues, soirée entre amis, stress, ennui... Malgré la difficulté que cela représente, écraser votre dernière cigarette pourrait bien être le meilleur geste que vous ayez fait en faveur de votre santé. Et les bienfaits se manifestent dès les premiers jours de ce sevrage.

Réapparition du goût et de l'odorat

La consommation de tabac entraîne, la plupart du temps, une perte de l'odorat et du goût. Selon la Lettre d’ORL et de chirurgie cervico-faciale, l’altération des seuils olfactifs est ainsi voisine de 14 % chez les fumeurs. Elle est due à l'autodestruction des neurones olfactifs et au rétrécissement progressif de la paroi nasale servant à détecter les odeurs. Le goût, lui, est altéré par l'obstruction des papilles par la nicotine. Un ensemble de dégradations sensorielles qui pousse bien souvent les consommateurs de tabac à se tourner vers des plats plus salés, sucrés et gras.


Mais, malgré ces effets qui semblent irréversibles, des améliorations commencent à se faire sentir au bout de deux à quinze jours de sevrage. 

En vidéo

Mois sans tabac : une évolution inquiétante du nombre de fumeuses

Une meilleure haleine

L'haleine des fumeurs est réputée pour ne pas être des plus agréables. Cette odeur de tabac froid qui fait grimacer vos interlocuteurs devrait cependant disparaître seulement quelques heures après votre arrêt. Adieu les chewing-gums mentholés.

Regain d'énergie

Au bout une quinzaine de jours, les cils bronchiques, des sortes de micro-cheveux qui permettent grâce à leurs battements d'évacuer le mucus et de nettoyer les poumons, reprennent leur activité. Ils avaient jusque-là été paralysés par les substances irritantes de la fumée. Le mucus, épaissi par le tabac, retrouve pour sa part sa fluidité, entraînant la disparition de la toux sous trois à quatre semaines environ. Avec les bronches dégagées, le souffle est libéré et vous devriez rapidement vous sentir plus en forme.

Une peau plus belle

Le syndicat national des Dermatologues - Vénéréologues l'assure, "les effets du tabac sont désastreux pour la peau". La nicotine irrite la paroi des glandes sébacées et rend propice l’apparition de kystes à l’aine ou derrière les oreilles, tandis que la circulation sanguine, moins bonne, peut donner un temps grisâtre au teint et aggraver les problèmes de couperose. Fumer accélère aussi le processus de vieillissement cutané. En 2013, des chercheurs avaient ainsi profité d'un festival de jumeaux dans l'Ohio pour comparer les effets du tabac entre des jumeaux fumeurs et non-fumeurs. Les résultats étaient flagrants.

Bonne nouvelle cependant, la peau retrouve son éclat de un à neuf mois après l'arrêt de la cigarette.

Des risques d'infarctus, d'AVC et de cancer nettement diminués

Arrêter de fumer, c'est aussi s'éviter un tas de maladies et d'accidents graves. Car selon les services publics de santé, un cancer sur trois est dû au tabagisme. Il est entre autres responsable de 90 % des cancers du poumon, et de cancers de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie ou encore de l’œsophage. Certaines études trouvent aussi un lien entre tabac et cancer de l’utérus.


Ainsi, l'abandon du tabac induit au bout de cinq ans une diminution de moitié du risque de contracter un cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage et du poumon, assure sur son site Tabac-info-service. Au bout d'un an déjà, le risque d'infarctus diminue de 50 % et le risque d'AVC redevient égal à celui d'un non-fumeur. Résultat : au bout de quinze ans d'arrêt, votre espérance de vie est identique à celle d'une personne n'ayant jamais fumé.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter