Comme Dick Rivers, on risquerait davantage de mourir le jour de son anniversaire

Bien-être
TRISTE ÉVÉNEMENT - Dick Rivers est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, le jour même où il devait souffler sa soixante-quatorzième bougie. Selon plusieurs études menées ces dernières années, mourir le jour de son anniversaire est loin d'être un phénomène rare.

Dick Rivers s’en est allé ce mercredi 24 avril, le jour de son anniversaire. Si cette coïncidence peut paraître incroyable, la légende du rock français est loin d’être la seule personnalité à qui cela est arrivé. William Shakespeare, Ingrid Bergman ou encore Léon Zitrone sont aussi décédés en soufflant leurs bougies. Selon une étude américaine réalisée en 2014, les risques de mourir lors de sa journée d’anniversaire seraient d’ailleurs accrus. Pour tirer cette conclusion, à l'époque relayée par le Washington Post, le chercheur Pablo Pena et son équipe à l’université de Chicago avaient analysé les dates de décès de 25 millions de personnes entre 1998 et 2011. Leurs travaux montraient un risque plus élevé de mortalité de 6,7 % les jours d'anniversaire, et ce en particulier entre 20 et 29 ans. Les anniversaires qui tombent en semaine se révélaient par ailleurs moins meurtriers que le week-end. La faute à des fêtes qui tournent mal ?


Deux ans avant cette étude, des chercheurs de l’université de Zurich s'étaient aussi intéressés à ce phénomène dans une étude baptisée "La mort a une préférence pour les anniversaires", parue dans la revue Annals of Epidemiology. Ils avaient de leur côté analysé les données de plus de deux millions de personnes mortes en Suisse entre 1969 et 2008 et conclu à une hausse de la mortalité de 13,8 % les jours d'anniversaire. De façon générale, le nombre de crises cardiaques augmentait de 18,6 % ces jours-ci, et ce de façon plus importante chez les hommes. Les accidents vasculaires-cérébraux, eux, étaient plus fréquents de 21,5 %, avec une plus forte tendance chez les femmes. Le risque de mourir d’un cancer était également plus élevé de 10 %. Les chercheurs avaient également noté 34,9 % de suicides en plus, ainsi qu'une augmentation de 44% des chutes mortelles.

Un jour d'excès, un jour de délivrance

Comment expliquer cette hausse notable de la mortalité ? Richard Wiseman, psychologue à l'université britannique de Hertfordshire, développait en 2012 auprès du quotidien britannique The Telegraph deux hypothèses parmi les plus probables. L'une serait que les journées d'anniversaire, souvent sous le signe de l'excès (nourriture, alcool, présence sur le dancefloor jusqu'au bout de la nuit...), ne réussissent pas toujours à notre organisme. De la même façon, une étude suédoise mettait l'hiver dernier en évidence un risque accru d'infarctus du myocarde le 24 décembre. L'autre hypothèse serait que certaines personnes en faible forme physique tentent inconsciemment de tenir le coup jusqu'au jour J.

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