Smecta, Clarix, Vicks… Douze nouveaux venus sur la liste noire des médicaments à éviter de la revue Prescrire

Smecta, Clarix, Vicks… Douze nouveaux venus sur la liste noire des médicaments à éviter de la revue Prescrire
Bien-être

SANTÉ - La revue indépendante Prescrire a dévoilé sa nouvelle liste des médicaments jugés "plus dangereux qu'utiles" et qu'elle recommande d'éviter à cause des risques qu'ils font courir aux patients. Parmi eux, des noms bien connus : Smecta, Maxilase, Vicks...

Leur balance bénéfices-risques est défavorable, alors mieux vaut s'en passer. La revue Prescrire a publié jeudi sa liste 2020 des médicaments qu'elle estime "plus dangereux qu'utiles". Au total, ils sont désormais 105 à être ainsi mis à l'index, dont beaucoup sont très vendus dans les pharmacies.

Parmi les 12 nouveaux venus de cette édition figurent ainsi des sirops contre la toux dont on peut se passer, comme Clarix toux sèche pour enfant et  Vicks sirop pectoral 0,15% pour adulte, à base de pentoxyvérine. Un antitussif qui "expose à des troubles cardiaques" et "à des réactions allergiques graves", souligne la revue indépendante. Les médicaments à base d'alpha-amylase (Maxilase et équivalents) pour les maux de gorge rejoignent eux-aussi la liste. Pas étonnant lorsque l'on sait qu'ils peuvent engendrer des réactions allergiques parfois graves, voire mortelles (un décès a été enregistré en France il y a deux ans) et que l'Agence du médicament veut les voir retirer de l'accès libre en pharmacie.

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"Pas forcément de futurs Mediator" mais...

Le fameux Ginkgo biloba (nom de marque Tanakan et assimilés) pour les troubles cognitifs (de la mémoire, de la compréhension, etc.) des patients âgés est, lui aussi, jugé plus dangereux qu'utile car il engendre des risques d'hémorragies, de troubles digestifs, de convulsions...

Les argiles médicamenteuses utilisées dans divers troubles intestinaux, dont les diarrhées, sont également à écarter des soins en raison d'un risque de contamination par les les traces de plomb qu'ils peuvent contenir, indique également la revue en égrenant leurs noms : l'attapulgite (Actapulgite, ou en association dans Gastropulgite), la diosmectite (Smecta ou son générique). S'y ajoutent le Rennieliquo, le Bedelix à base de monmectite, présente aussi dans le Gelox ainsi que le kaolin que contiennent Gastropax et Neutroses.

Les médicaments visés dans cette liste, à retrouver en accès libre sur le site de la revue,  sont des "causes de mortalité, d’hospitalisations ou d’effets nocifs graves ou très gênants, largement évitables", assure la revue. Ce "ne sont pas forcément de futurs 'Mediator', au centre de scandales et de procès impliquant notamment une firme et l'agence du médicament. Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps", ajoute-t-elle perfidement.

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