Pourquoi a-t-on envie d'un burger ou d'un kebab après une beuverie ? Le phénomène (enfin) expliqué par la science

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FRINGALE NOCTURNE - Après une soirée bien arrosée, il est souvent difficile de ne pas passer devant un stand de pizza ou un fast-food sans succomber à la tentation d'un repas riche et copieux. Selon des chercheurs américains, cela n'a rien d'étonnant.

Kebab ? Hamburger ? Pizza ? Quelle que soit sa nature, le "casse-dalle" de l’après-beuverie est  pour beaucoup de fêtards incontournable avant de trouver les bras de Morphée (ou de poursuivre la soirée en boîte). D’après une étude présentée le 8 avril dernier au Congrès annuel de l’American Physiological Society à Orlando (Etats-Unis), cela n’a bien d’étonnant.


Les chercheurs ont déterminé, à partir d’expérimentation sur des souris, qu’il existe un circuit dans le cerveau reliant le fait de boire de l’alcool au fringales nocturnes.

Alcool et matière grasse pour les souris

Les souris ont été réparties en trois groupes différemment nourris. Pendant l'expérience, qui a duré huit semaines, toutes ont eu un accès illimité à une source d’eau. Elles ont également bénéficié, de façon limitée cette fois, d'une boisson réalisée à partir  d’eau et l’alcool. Au fur et à mesure de l’expérience, le taux d’alcool a progressivement augmenté, passant de 10 à 20 %. 


Le premier groupe a pu s'alimenter grâce à un régime très riche en matières grasses. Le deuxième, lui, a été nourri avec un régime adapté aux rongeurs. Enfin, le troisième groupe de cobayes a eu droit à une alimentation normale la plupart du temps, et grasse à certains moments. Soit ce qui s'apparente le plus, selon les chercheurs, à  un "régime de beuverie".

Des souris qui préfèrent l'alcool à l'eau

D’après les résultats, les souris ayant suivi ce dernier régime ont bu davantage d’alcool que les autres, le préférant même à l’eau. Les autres rongeurs ont été assez mesurés dans leur consommation.


Si d’autres études sont nécessaires pour lier la consommation d’alcool aux fringales chez les humains, l’équipe affirme l'existence d'une affiliation claire entre la consommation excessive d’alcool et de nourriture : "Ces résultats , indique le communiqué, suggèrent qu'un accès limité à de la nourriture très grasse provoque des habitudes alimentaires compulsives, ce qui amène le cerveau à vouloir consommer de grandes quantités d'alcool". Beuverie et envie de nourriture grasse iraient donc de pair.

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