Protections hygiéniques : l’Anses alerte sur les risques de choc toxique

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PRUDENCE - L'Agence de sécurité sanitaire se penche dans un rapport sur le risque de syndrome de choc toxique menstruel (SCT). Elle appelle les fabricants de protections périodiques à fournir "une information plus claire" sur les règles d'hygiène à respecter.

C’est un syndrome rare mais dont les conséquences peuvent être dramatiques, comme l’a encore montré il y a une dizaine de jours le décès d’une adolescente belge après une infection au staphylocoque doré, due, selon sa famille "au choc septique de ses tampons". Le choc toxique peut potentiellement être provoqué par toutes les protections intimes internes, tampons comme coupes menstruelles, souligne l’Anses dans un rapport publié lundi. Dans le même temps, l’Agence de sécurité sanitaire appelle les fabricants à fournir aux femmes "une information plus claire" sur les règles d'hygiène à respecter.

Si l'Agence leur redemande également "d'éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques" retrouvées dans ces produits (aucune ne dépasse toutefois les seuils sanitaires), elle relève que "dans l'état actuel des connaissances", le syndrome de choc toxique menstruel (SCT) "n'est pas lié au matériau utilisé dans la composition de ces protections". C'est donc bien via une meilleure communication à l'adresse des utilisatrices qu'il faut agir : "Le risque de développer cette maladie (...) est lié aux conditions d'utilisation des protections intimes", assure-t-elle, observant que l'information sur ce risque est trop souvent absente, notamment sur les coupes menstruelles. L'Anses rappelle donc  "l'importance de respecter les règles d'hygiène liées à l'utilisation des protections", notamment la durée de port maximale et le lavage des mains avant un changement de protection.

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Un risque potentiellement présent chez 1% à 4% des femmes

Une vingtaine de cas sont recensés chaque année en France. Mais ce nombre est sans doute sous-estimé, la déclaration de cette maladie due à une infection bactérienne au staphylocoque doré n'étant pas obligatoire. Seules 1% à 4% des femmes sont porteuses de la souche de staphylocoque impliquée dans le SCT menstruel, et donc potentiellement à risque.

Détecté tôt, le SCT se guérit par la prise d'antibiotiques. Mais il peut aussi entraîner d'importantes atteintes digestives, musculaires, rénales, etc. Les premiers symptômes (fièvre, éruptions cutanées, baisse de la tension) pouvant ressembler à un état grippal, le diagnostic est souvent difficile à établir.

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