Des préservatifs autolubrifiants devraient bientôt voir le jour (et vous faire changer d'avis sur ce moyen de contraception)

Des préservatifs autolubrifiants devraient bientôt voir le jour (et vous faire changer d'avis sur ce moyen de contraception)

Bien-être
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SEXE - Financés par la Fondation de Bill et Melinda Gates, des chercheurs sont en train de mettre au point un préservatif autolubrifiant. Il serait davantage résistant et bien plus confortable. Sa commercialisation est attendue d'ici deux ans.

La capote qui craque, c’est un peu la hantise de tous ceux qui l’utilisent. D'autant que ces accidents sont, d'après les chiffres des autorités américaines de santé, assez récurrents. Car si, dans l'idéal, elle est censée protéger à 98%, la protection réelle est, elle, de seulement 82%. Ajouté à cela les problèmes d’inconfort, le préservatif n’est finalement utilisé que par 19% de la population française sexuellement active. Mais bonne nouvelle, des scientifiques financés par la Fondation de Bill et Melinda Gates auraient trouvé la solution : le préservatif autolubrifiant.


Ce préservatif intègre à sa surface des molécules solubles dans l’eau, qui, au contact de fluides, lubrifieraient le préservatif, et cela de manière plus durable. Adieu les douleurs et les inconforts liés au frottement au bout de quelques minutes d'utilisation. "Le préservatif est un peu gluant lorsqu’il est encore sec, mais il devient vraiment glissant en présence d’eau ou de fluides naturels", explique à la BBC le co-auteur de l’étude publiée dans Royal Society Open Science, le professeur Grinstaff. Et qui dit plus de lubrification dit aussi plus de robustesse. Selon les chercheurs, ce futur préservatif résisterait  à au moins à 1000 va-et-vient lors d’un rapport sexuel, contre environ 600 pour les préservatifs classiques. 

Un groupe de trente-trois testeurs a déjà eu l’occasion d'approcher cette nouvelle génération de préservatifs, qui devrait être commercialisée dans les deux ans à venir. Cependant, ces essais n'ont concerné que la texture du moyen de contraception, que les volontaires n'ont éprouvé qu'avec leurs doigts et non lors de rapports sexuels, la matière n'ayant pas encore été approuvée par la Food and Drug Administration (l'Agence américaine de santé et du médicament). Malgré tout, 73% d'entre eux l'ont approuvée.

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