Homéopathie moins remboursée, "tests angine" en pharmacie… Ce qui change pour votre santé au 1er janvier

Homéopathie moins remboursée, "tests angine" en pharmacie… Ce qui change pour votre santé au 1er janvier
Bien-être

SANTÉ PUBLIQUE - La nouvelle année arrive et avec elle, son traditionnel lot de changements. Et le domaine de la santé ne fait pas exception. De la baisse du remboursement de l’homéopathie à l’interdiction du bisphénol A dans les tickets de caisse, découvrez ce qui évolue pour votre santé à compter de ce mercredi.

Qui dit nouvelle année dit nouveautés. Dans le domaine de la santé, quelques changements notables entrent en vigueur à partir de ce mercredi 1er janvier et pourraient bien impacter directement votre quotidien. Interdiction de produits nocifs, baisse du remboursement de l’homéopathie, nouvelles obligations dans les établissements recevant du public... Tour d’horizon.

L’homéopathie ne sera plus remboursée qu’à 15%

C’est le grand changement de cette nouvelle année : la baisse du remboursement de l’homéopathie. En juin dernier, la Haute autorité de santé avait rendu un "avis défavorable au maintien du remboursement" des médicaments homéopathiques, compte tenu notamment "de l’absence de démonstration d’efficacité" et de "leur impact sur la santé publique". Avis écouté par Agnès Buzyn. En juillet, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé l’arrêt de la prise en charge du remboursement des médicaments homéopathiques à partir du 1er janvier 2021, dans un an.

Mais la procédure de radiation de la prise en charge par l’Assurance maladie est progressive, et débutera dès 2020. Ainsi, à partir de ce mercredi, l’homéopathie ne sera plus remboursée qu’à 15%, contre 30% jusqu’alors. Le déremboursement total sera lui effectif au 1er janvier de l’année suivante.

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Homéopathie déremboursée : combien cela va-t-il coûter ?

Des défibrillateurs obligatoires dans les établissements qui reçoivent du public

Deuxième cause de décès en France, certains arrêts cardiaques pourraient être évités grâce à l’utilisation rapide d’un défibrillateur automatisé externe (DAE). C’est pourquoi ces DAE seront désormais obligatoires dans tous les établissements recevant du public (ERP) de catégorie 1 à 3, c’est-à-dire ceux accueillant plus de 300 personnes. En 2021, ce sera au tour des établissements recevant moins de 300 personnes de s’équiper, avant que cette décision ne s’impose à l’ensemble des ERP, tels que les structures pour personnes âgées ou les gares, dès 2022.

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Les "tests angine" pourront désormais être réalisés en pharmacie

Vous avez des maux de gorge, du mal à avaler lorsque vous mangez et un peu de fièvre ? Il s’agit peut-être d’une angine. Mais est-elle due à une bactérie, ce qui nécessiterait des antibiotiques, ou à un virus ? Pour le savoir, il fallait jusqu’à présent vous rendre chez votre médecin traitant et y réaliser un test rapide d’orientation diagnostique de l’angine. Mais à compter du 1er janvier 2020, il suffira de vous rendre en pharmacie pour le passer. Les officines ont désormais le droit de réaliser ce test, qui sera intégralement pris en charge par la sécurité sociale.

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Un test d'angine sera bientôt proposé en pharmacie

Le dioxyde de titane interdit dans l’alimentaire

Additif soupçonné d’être cancérigène, le dioxyde de titane est banni de tous les produits alimentaires en 2020. Nommé E171 ou TiO2, il est employé comme colorant dans les bonbons, les pâtisseries ou les plats préparés. Les industriels avaient déjà largement anticipé cette décision, en l’utilisant de moins en moins. Le gouvernement a cependant décidé de suspendre cet additif "par précaution", à la suite d’un rapport de l’Anses qui ne permettait pas de "lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171". Le dioxyde de titane reste toutefois présent dans certains dentifrices et médicaments.

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Le bisphénol A banni des tickets de caisse

Le bisphénol A, décrit par l’Anses comme "une substance chimique" et classé dans la catégorie des perturbateurs endocriniens, va désormais être banni des tickets de caisse, à la suite d’une décision européenne sur proposition de la France. Dans les faits, de nombreuses enseignes avaient déjà retiré le bisphénol A de leurs tickets depuis de nombreuses années, suite aux nombreuses études scientifiques dont ce perturbateur endocrinien a fait l’objet.Suspecté d’avoir des effets néfastes sur la santé même à faible dose, il reste encore présent dans des récipients en plastique.

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Les médecins devront justifier la mention "non-substituable" sur les ordonnances

Autre nouveauté qui entre en vigueur pour cette nouvelle année : l’obligation pour les médecins de justifier la mention "non-substituable" sur les ordonnances. Cette mention, inscrite pour demander aux pharmaciens de ne pas vendre aux patients des médicaments génériques, devra désormais être accompagnée par la raison médicale pour laquelle la substitution du médicament n’est pas autorisée. "Si un patient refuse le médicament générique sans présenter l’ordonnance comportant la mention ou si la mention n’est pas conforme, le pharmacien délivrera le médicament princeps (non générique) mais le lui fera payer en totalité, sans bénéfice du tiers-payant", indique ameli.fr.

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