Oui, il y a bien un risque plus élevé de faire une crise cardiaque à Noël

Oui, il y a bien un risque plus élevé de faire une crise cardiaque à Noël
Bien-être

CARDIOLOGIE - Sommes-plus plus vulnérables aux infarctus lors des fêtes de fin d'année ? Un cardiologue nous éclaire, alors que l'an dernier, une étude suédoise avait mis en évidence le risque de crises cardiaques lors du réveillon de Noël.

Les fêtes de fin d'année approchent et avec elles, un effet secondaire insoupçonné. L'année dernière, une étude suédoise avait mis en évidence le risque accru de crises cardiaques le jour du réveillon de Noël, le 24 décembre. Alors y a-t-il vraiment un pic de crises cardiaques pendant les fêtes ? LCI a posé cette question à Gérard Helft, cardiologue et membre de la Fédération française de cardiologie.

Et sa réponse est évidente : "Oui, il y a une petite augmentation du risque de faire un infarctus du myocarde à Noël", estime-t-il. "Les études étant difficiles à réaliser, nous n'avons pas une multitude de données, mais il y a un risque, difficile à estimer, de l'ordre de 15 à 20% en plus de faire un infarctus pendant les fêtes de fin d'année", explique Gérard Helft. "L'augmentation du nombre d'infarctus n'est pas majeure mais tout de même significative", note-t-il.

Le stress de Noël, facteur aggravant

Alors pourquoi cette période est-elle plus propice aux crises cardiaques ? Là encore, difficile de trouver une raison totalement certaine. "Le risque d'infarctus augmente en fonction de facteurs cardiovasculaires dont nous sommes porteurs. À ces facteurs peuvent s'ajouter des événements déclencheurs : un stress important, qui peut être joyeux ou malheureux, mais aussi le grand froid ou des excès alimentaires", détaille le cardiologue. "C'est assez compliqué de connaître exactement les raisons", avoue-t-il, "mais statistiquement, ces conditions sont un peu plus réunies lors des fêtes de Noël".

Sommes-nous stressés pendant cette période qui se veut pourtant joyeuse et festive ? "Sans doute", répond le membre de la Fédération française de cardiologie, "mais cela peut être un stress positif, pas forcément de la peur. Il y a aussi le fait de vouloir arriver absolument à l'heure, de ne pas rater son train… Nous observons beaucoup d'infarctus autour des gares", remarque le spécialiste. Pour autant, ce risque accru de crises cardiaques au moment de Noël ne concerne pas vraiment l'ensemble de la population. "Le risque est surtout élevé chez les personnes âgées et chez les personnes qui ont déjà une maladie coronaire ou qui sont diabétiques", explique Gérard Helft.

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Rester raisonnable dans sa consommation

Pour éviter l'infarctus ou en limiter les effets, rien de mieux que de le repérer en amont. "La crise cardiaque se manifeste le plus souvent par une forte douleur dans la poitrine, complètement inhabituelle et qui dure plus de 20 minutes", raconte le cardiologue. "C'est le premier symptôme de l'infarctus, qui doit faire appeler le Samu (15) le soir de Noël, et tous les autres soirs d'ailleurs".

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Pour limiter les risques lors des fêtes de fin d'année, Gérard Helft conseille de faire attention. "Il faut éviter les consommations complètement excessives d'alcool et de mets riches . Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire la fête, mais il faut rester raisonnable", insiste-t-il. Le facteur le plus important reste cependant le tabac. "Je ne sais pas s'il y a une augmentation tabagique le soir de Noël, mais le fait de fumer est évidemment un facteur de risque". A Noël comme tous les jours, conclut-il.

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