Démarrer les cours plus tard : comment l'idée de Pécresse pourrait permettre aux élèves d'avoir de meilleures notes

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ZZZ... - Retarder l'ouverture des lycées à 9h ? Invité dimanche dernier du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, Jean-Michel Blanquer s'est dit ouvert à cette proposition de Valérie Pécresse. D'autant que selon deux études menées récemment aux États-Unis, il n'y aurait rien de tel que de bonnes nuits de sommeil pour augmenter ses chances de décrocher une bonne note à un examen.

Invité dimanche dernier du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, Jean-Michel Blanquer s'est dit "très ouvert" à la proposition de Valérie Pécresse d'expérimenter l'ouverture des lycées à 9 heures, contre 8 heures ou 8h30 actuellement. Cela permettrait, selon la présidente de la région Île-de-France, d'alléger les transports en commun, particulièrement sollicités aux heures de pointe, mais aussi de tenir compte du rythme biologique des adolescents. Un changement d’horaire qui, s'il était effectif, permettrait en effet un gain de sommeil et même, selon les travaux de plusieurs chercheurs américains, une amélioration des résultats scolaires.


Car, alors que certains étudiants se concoctent des jus multivitaminés, se bourrent de compléments alimentaires et bachotent de façon intensive pour améliorer leurs résultats aux examens, le secret se trouverait en fait sous la couette... Un sommeil suffisant et régulier faisant augmenter de façon quasi-automatique le nombre de points récoltés.

De meilleurs résultats et des élèves plus alertes

La première étude, publiée dans la revue Teaching Psychology, a été menée par le chercheur américain Michael Scullin. Celui-ci, par ailleurs directeur du laboratoire Sommeil Neuroscience et Cognition de l’Université privée Baylor au Texas, a proposé à des élèves en psychologie, qui étudiaient justement le sommeil, un défi : celui de dormir plus de huit heures par nuit en moyenne la semaine précédant les examens. En échange de quoi ils se verraient attribuer de façon automatique huit points supplémentaires, soit 1 % de la note finale. Le sommeil des volontaires a été surveillé par un bracelet connecté mesurant les cycles de sommeil.


Sur trente-quatre étudiants, vingt-quatre ont accepté de participer, et dix-sept ont atteint l’objectif. Résultat : ils ont obtenu de meilleurs résultats que ceux qui ont dormi moins de 7,9 heures ou n’ont pas participé à l’expérience, sans compter les points supplémentaires promis initialement par le chercheur. "Il est intéressant de noter qu’un élève qui avait obtenu une note D+ avant l'examen final, mais qui a dormi plus de 8 heures par jour, a déclaré que c’était la première fois qu'il avait l'esprit vif pendant un examen", souligne Michael Scullin dans les colonnes de Sciences et Avenir. L'expérience a été renouvelée avec des étudiants étrangers en design intérieur avec des résultats tout aussi probants.

Des notes en augmentation de 6 %

En parallèle, une autre étude menée dans par le District scolaire de Seattle, dans l’État de Washington, et relayée par le journal québécois Le Devoir, tire les même conclusions. En retardant le début des classes d’environ une heure, celui-ci a permis aux élèves en biologie de deux écoles de dormir en moyenne 34 minutes de plus par nuit, les faisant passer de 6h49 à 7h24. Et d'après les analyses de l'Université de Washington, qui les a suivis avant et après ce changement d'horaires, les notes des élèves ont augmenté en moyenne de 6 %. Les retards et absences, eux, ont diminué. Des résultats qui seraient encore certainement meilleurs si les élèves parvenaient à atteindre les 8 heures de sommeil par nuit.

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