Substances toxiques dans les couches pour bébés : l'Anses va appeler l'Europe à dire stop

Substances toxiques dans les couches pour bébés : l'Anses va appeler l'Europe à dire stop
Bien-être

SANTÉ INFANTILE - L’agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) va demander à l’Europe de restreindre les substances chimiques dans les couches pour bébés. Celles-ci seraient en effet dangereuses pour la santé des nourrissons.

"Afin de mieux protéger la santé des bébés, l’Anses propose une restriction des substances chimiques présentes dans les couches jetables dans le cadre de la réglementation européenne des produits chimiques REACH", a indiqué l’agence sanitaire dans un communiqué publié mercredi. Cette proposition sera formellement déposée "en octobre 2020" et "vise à interdire ou limiter la présence d’hydrocarbures aromatiques polycliniques (HAP) de dioxines, furanes, PCB et de formaldéhyde" dans les couches, a-t-elle précisé.

Cette annonce de l’Anses intervient un an après son rapport qui avait mis en évidence la présence de plusieurs substances chimiques dans les couches jetables pour bébé, avec un risque potentiel "sur le long terme" lié au "dépassement des seuils sanitaires pour un certain nombre" d'entre elles. L’Anses avait été saisie en janvier 2017 par le gouvernement après un article du mensuel 60 millions de consommateurs. Dans la foulée du rapport, le gouvernement avait demandé aux entreprises du secteur d’éliminer à terme certaines substances de leurs couches.

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Les couches ne sont pas soumises à des règles spécifiques

En septembre, à l’issue d’un point d’étape avec les industriels, la répression des fraudes (DGCCRF) avait estimé que leurs engagements étaient "globalement respectés à ce stade", compte tenu des constats effectués par ses agents. Dans l’Union européenne, les couches jetables sont soumises à la réglementation générale sur les produits de consommation, et non à des règles spécifiques comme certains produits cosmétiques ou les protections pour fuites urinaires.

Pour motiver sa proposition de restriction, l’Anses doit monter un dossier. Son but ? "Récolter des informations utiles, notamment sur l’utilisation des substances identifiées comme préoccupantes dans les couches", indique l'agence dans son communiqué. C’est pourquoi elle vient d’ouvrir une "consultation des parties prenantes", qui s’achèvera fin mars, afin de réunir les "informations essentielles pour réaliser l’évaluation scientifique en appui du dossier". 

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