Un enfant sur deux se retient d'aller aux toilettes à l'école : quels sont les risques pour la santé ?

Bien-être
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HYGIÈNE DE VIE - Aller aux toilettes à l'école ? C'est hors de question pour un enfant sur deux, rapporte une enquête de l'Ifop réalisée pour Essity à l'occasion de la journée mondiale des toilettes, ce lundi 19 novembre. Mais si cela peut perturber leur concentration, cela peut aussi avoir des conséquences sur leur santé.

Selon l’Unesco, un tiers des écoles dans le monde ne dispose pas de toilettes. 620 millions d’enfants n’y ont donc pas du tout accès. En France, si tous les écoliers peuvent se rendre facilement au petit coin dans leur établissement, un sur deux se retiendrait d’y aller, rapporte une enquête de l’Ifop pour Essity, relayée par Le Figaro. Elle a été réalisée auprès de 1.000 parents et 500 enfants de 6 à 11 ans.


La faute, en premier lieu, à un manque de propreté et, dans près de la moitié des cas, à l’absence de papier toilette. Le tiers des enfants évoquent aussi une gêne liée au manque d’intimité. Qui n'a pas connu les toilettes au verrou cassé, ou le petit malin qui regarde par dessous ou par dessus la paroi pendant que l'on siège sur le trône ? Or, souligne le journal, le fait de se retenir d’aller aux toilettes peut, en plus des difficultés à se concentrer ou de la crainte d'un accident qu'il peut engendrer, causer de nombreux problèmes de santé. 

Infections urinaires et incontinence

Se retenir d’uriner peut ainsi entraîner de graves infections urinaires, provoquées par les germes d’une urine trop longtemps présente dans la vessie. Non traitée, elle peut dans certains cas donner lieu à une pyélonéphrite, une inflammation du rein et du bassinet. De plus, trop se retenir peut favoriser les risques de fuite urinaire qui, chez les enfants comme les adultes, peuvent donner lieu à des situations très gênantes. Rien qu'au service d'urologie pédiatrique de Montpellier, plus de 500 enfants sont pris en charge chaque année pour des infections urinaires et des troubles mictionnels, rapporte l'Association française d'urologie.

Se retenir d’aller à la selle peut aussi s’avérer être une très mauvaise idée. Car trop se retenir favorise les douleurs abdominales et la constipation. Dans certains cas, une incontinence fécale, ou encoprésie, peut se déclarer. "Au fur et à mesure, le besoin d’aller à la selle s’émousse car le rectum s’habitue à être rempli à des volumes de plus en plus importants. Au-delà d’un certain volume de selles dans le rectum le sphincter anal lisse se décontracte de façon physiologique et des fuites de selles moulées ou semi-formées se produisent lorsque l’attention de l’enfant se relâche", décrit la Société Nationale de Colo-Proctologie.

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