Une activité physique régulière dès l'âge de 3 ans serait un gage de santé cardiovasculaire

Bien-être
MOVE - Jeux de ballon, de course, cache-cache... L'essentiel est en fait de faire bouger nos bambins. Selon une étude canadienne, une activité physique régulière dès l'âge de 3 ans serait bénéfique pour la santé cardiovasculaire des enfants, et ce tout au long de leur vie.

Dans ses recommandations, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) conseille une activité physique d’intensité modérée à soutenue d'au moins 60 minutes par jour pour les enfants dès l’âge de 5 ans. Mais selon l’étude de chercheurs de l'université McMaster (Canada) publiée le 11 juin dans la revue Pediatrics, débuter une activité physique dès 3 ans pourrait avoir pourrait avoir des effets non négligeables sur la santé cardiovasculaire tout au long de la vie.


"Beaucoup d'entre nous ont tendance à penser que les maladies cardiovasculaires frappent les personnes âgées, mais les artères commencent à se durcir dès leur plus jeune âge", explique dans un communiqué de l'université Nicole Proudfoot, auteure principale de l'étude. Appelé athérosclérose, ce phénomène naturel est dû à l'accumulation progressive de dépôts de graisses dans les artères. Perdant alors leur élasticité, celles-ci durcissent et rétrécissent, ce qui entrave la circulation sanguine. Les personnes les plus touchées (les facteurs de risque étant le tabagisme, le diabète, le surpoids ou encore la sédentarité ou l'hypertension), les risques de maladies cardiaques ou encore d'AVC sont plus importants.

Des artères qui vieillissent moins vite

Plus de 400 enfants âgés de 3 à 5 ans ont participé à cette étude. Pendant trois ans, les scientifiques ont mesuré et analysé les marqueurs de leur santé cardiovasculaire, à savoir la tonicité cardiovasculaire, la rigidité et la pression artérielle. Les chercheurs ont notamment remarqué que les artères des enfants les plus actifs durcissaient moins vite que les autres. Sur le tapis de course utilisé pour mesurer leur santé cardiovasculaire, ceux-ci s’avéraient aussi plus endurants, tandis que leur cœur retrouvait plus rapidement son rythme habituel après l’effort.


"Ces recherches suggèrent que l’intensité de l’effort compte", note par ailleurs dans le communiqué Brian Timmons, l’un des chercheurs ayant participé à l’étude. "Les enfants profitent davantage de jeux énergiques, c’est-à-dire lorsqu’ils sont essoufflés en jouant à des jeux comme le chat."

Ces observations ont été faites aussi bien sur des filles que des garçons. Les chercheurs ont cependant déterminé que les effets positifs sur la pression sanguine étaient davantage visibles chez la gent féminine.

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