Une pilule pour guérir d'un chagrin d'amour bientôt disponible en France

Une pilule pour guérir d'un chagrin d'amour bientôt disponible en France
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THÉRAPIE - Les chagrins d'amour font partie des épreuves de la vie. Mais si certains les surmontent naturellement, d'autres ont beaucoup plus de mal à s'en remettre. Pour les soulager, un psychiatre canadien a entrepris de leur administrer du Propranolol, un médicament utilisé pour atténuer les mauvais souvenirs. Selon Le Parisien, il formerait en ce moment des médecins français à cette thérapie pour cœurs brisés.

"C'est payé, balayé, oublié, je me fous du passé"... Entre 2016 et 2018, 360 victimes des attentats du 13 novembre 2015 prenaient part à un essai clinique unique au monde, mené par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Souffrant de stress post-traumatique, elles ont pris, tout en suivant une thérapie très encadrée, du Propranolol. Ce médicament, surnommé "la pilule de l’oubli", permet d’atténuer les souvenirs traumatiques.


Aux côtés du professeur Bruno Millet, psychiatre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le psychiatre et chercheur canadien Alain Brunet a piloté ce programme, baptisé "Paris Mémoire Vive". Fort des bons résultats obtenus, il a voulu expérimenter cette thérapie pour soulager les peines de cœur. Et selon les informations du Parisien, il forme depuis janvier des médecins français à cette thérapie.

Je ne rumine plus, j’avance.L'une des bénéficiaires de la thérapie, interviewée par Le Parisien

"Le chagrin d’amour, cela a l’air léger. Et pour cause, il ne présente pas de menace vitale. Mais si certaines personnes réagissent bien, pour d’autres, le sol se dérobe sous leurs pieds. Il peut alors engendrer un trouble de l’adaptation, au même titre que le stress post-traumatique. Ce sont des pensées répétitives, une envie dévorante de pleurer, des nausées, de la détresse. C’est à ces patients que la thérapie s’adresse", explique le chercheur au Parisien.

Au Canada, le dispositif est déjà accessible. Encadré par un psychologue ou un psychiatre, le patient prend un comprimé et rédige son souvenir traumatique. Une heure plus tard, lorsque le médicament a fait effet, il le lit. Le souvenir, en passant de la mémoire de court à long terme, perd alors de son intensité et devient vivable. "La blessure reste, mais son impact est moins fort. Je ne rumine plus, j’avance", témoigne auprès du quotidien l’une des bénéficiaires de ce traitement, dont le divorce a été très difficile à vivre.

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