Alzheimer : un test sanguin capable de détecter la maladie 20 ans avant les premiers symptômes

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Le 13h

RECHERCHE - Des scientifiques américains ont mis au point un test sanguin permettant de détecter Alzheimer 20 ans avant que la maladie ne se déclare. Un outil porteur d'espoir qui pourrait permettre, dans le futur, de pouvoir prévenir son apparition.

C'est un pas de géant qui a été franchi dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Des scientifiques américains ont annoncé par le biais d'une publication dans la revue Neurology avoir mis un point un test sanguin capable de détecter la maladie jusqu’à 20 ans avant qu'elle ne se déclare.


A l'heure actuelle, sa détection se fait uniquement par IRM, une technique coûteuse et chronophage. "Avec le test sanguin, nous pourrions potentiellement examiner des milliers de personnes par mois", se réjouit auprès du Guardian Randall Bateman, un des auteurs principaux de l’étude et professeur en neurologie.

Un test précis à 94%

Ce nouveau test est capable de repérer dans le sang un taux anormal de la protéine à l'origine de la maladie, la bêta-amyloïde. Avec une précision de 88%, ce dispositif n'est pour autant pas suffisant pour fournir un résultat fiable. Mais, couplé avec l'âge et un facteur génétique lié à Alzheimer, APOE4, la précision atteint 94%. Les tests cliniques dont il fait l'objet devraient encore durer entre deux et cinq ans.


Malgré la révolution que représente ce test, la situation des malades ne changera pas tant qu'Alzheimer ne se soignera pas. Aujourd'hui, aucun traitement ne permet de l'enrayer. Alors, quelle utilité d'être prévenu 20 ans en avance grâce à un test à la précision redoutable ? "On est surtout en train de se rapprocher de cet outil absolument essentiel qu'est le diagnostic précoce. Car aujourd'hui, si les traitements ne marchent pas, c'est parce qu'on les donne trop tard", affirme à LCI Olivier de la Doucette, de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer.

La maladie est en effet dégénérative. Elle évolue sur une durée de 15 à 20 ans. Diagnostiquée tard, il n'est plus possible de faire marche arrière en la traitant, le cerveau étant trop abîmé par l'accumulation de la protéine. Si l'efficacité d'un traitement précoce n'est pas encore certaine, ces derniers travaux représentent un espoir. Des tests en laboratoire sur des souris montrent en effet des résultats encourageants. En recevant des médicaments à un stade précoce, elles voient leurs lésions cérébrales réparées. En France, plus d'un million de personnes sont atteintes de la maladie.

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