Dangerosité, propagation… Trois questions sur le mystérieux virus chinois

Dangerosité, propagation… Trois questions sur le mystérieux virus chinois
Bien-être

ZOOM - Le nouveau virus apparu en Chine se propage, l'inquiétude aussi. Que sait-on exactement de cet agent infectieux ? Quels sont ses effets précis sur la santé ? Peut-on s'en protéger ? Eléments de réponse.

A ce jour, il a provoqué la mort de neuf personnes sur plusieurs centaines de cas répertoriés. L'inquiétude grandit autour du nouveau virus à l'origine de la mystérieuse épidémie de pneumonie apparue en Chine, la détection de plusieurs cas au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud et aux Etats-Unis faisant désormais craindre une propagation mondiale. D'autant que les autorités chinoises ont confirmé qu'il était transmissible d'homme à homme, et que les habitants du pays s'apprêtent à voyager en masse pour fêter leur Nouvel An. 

Le JT de 20 heures de TF1 revient, dans le sujet en tête de cet article, sur les grandes questions que pose ce virus.

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Que sait-on sur ce virus et ses symptômes ?

Ce virus de la famille des coronavirus provoque des symptômes grippaux chez les personnes infectées, pouvant aller jusqu'à des syndromes respiratoires sévères. On sait seulement qu'il se propage par des postillons, ou des éternuements, en passant par les voie respiratoire. Sont à risque les personnes qui rentrent de Chine (plus particulièrement de la métropole de Wuhan, l'épicentre du nouveau coronavirus) et souffrent d'une forte fièvre, de toux, voire d'une pneumonie. Des problèmes gastriques peuvent aussi alerter. Le problème, c'est que certains porteurs ne présentent aucun symptôme. Autre incertitude : la période d'incubation, sans doute entre 5 et 14 jours.

Peut-on en guérir ?

Les données relevées sur les premiers malades en Chine doivent permettre aux chercheurs d'élaborer un test facilitant le diagnostic. Et donc, de mieux déceler les porteurs du virus. Car pour l'instant, il n'existe aucun traitement. Et encore moins de vaccin. Et celui-ci ne pourra pas être mis au point tout de suite. "On est sur une échelle de temps de 2 à 3 ans au mieux, et encore, il faut ensuite qu’il soit testé chez l’homme et prouvé efficace", explique aux équipes de TF1 Arnaud Fontanet, directeur du département épidémiologique à l'Institut Pasteur.

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Quels dangers ?

Ce virus ressemble à  80% à celui du Sras, qui avait fait 770 morts dans le monde entre 2002 et 2003. Mais celui-ci est a priori moins mortel, et moins contagieux. Mais attention néanmoins : "L’histoire du Sras nous a montré que c’était un virus au début peu virulent, peu transmissible, et qui dans son évolution au contact de l’homme, par mutation, est devenu plus virulent et plus transmissible", met en garde Arnaud Fontanet.

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