Délais, refus de nouveaux patients... Prendre un rendez-vous chez le dermatologue est de plus en plus compliqué

Délais, refus de nouveaux patients... Prendre un rendez-vous chez le dermatologue est de plus en plus compliqué

MÉDECINE – Entre les délais interminables et les refus de nouveaux patients, prendre un rendez-vous chez un dermatologue est une tâche de plus en plus complexe. À Saint-Étienne par exemple, il faut attendre près d’un an pour espérer consulter l’un des quatre praticiens de la ville.

Comme pour l’ensemble des médecins, prendre un rendez-vous chez le dermatologue demande beaucoup de patience. En France, il faut ainsi 95 jours en moyenne avant de consulter un spécialiste de la peau. Et dans certaines régions, ce chiffre peut être revu à la hausse. À Saint-Étienne, dans la Loire, c’est même mission quasi-impossible : il faut parfois attendre près d’un an avant de pouvoir consulter ! Il faut dire qu'ils ne sont que quatre dermatologues pour 170.000 habitants, sans compter l'agglomération.

"Pour l’instant, c’est complet jusqu’au 5 décembre", peut-on entendre lors d’un appel pour prendre un rendez-vous. Dix mois d’attente, une éternité que les habitants acceptent mal. "C’est angoissant parce qu’entre-temps, le problème peut évoluer", regrette une patiente auprès de TF1. "Mon dermatologue n’est plus tout jeune et s’il arrête dans quelques temps, ce ne sera pas simple d’en trouver un autre", s’imagine même un habitant de la ville.

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"S'il y a une urgence, on fait comment ?"

Conséquence directe du manque de médecins, les rares à exercer se trouvent dans l'obligation de refuser de nouveaux patients. "Il y a parfois des gens très en colère au téléphone", raconte une secrétaire médicale, contrainte de les "rediriger". "C’est compliqué, pour eux comme pour nous", regrette-t-elle.

Plus inquiétant encore, dans la vallée de la Loire, il n’y a aucun dermatologue sur près de 80 kilomètres ! "S’il y a une urgence, on fait comment ?", s’interroge une habitante. Face à cette situation, c'est justement aux urgences que sont obligés de se rendre les patients. Ou alors dans des cabinets de plus en plus éloignés.

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