Médicaments : les réticents aux génériques paieront désormais plus cher

Médicaments : les réticents aux génériques paieront désormais plus cher

PHARMACIE – Si vous souhaitez acheter le médicament original plutôt que le générique, il va falloir payer. Sauf exceptions, les médicaments seront désormais remboursés sur la base du générique. Explications.

Si vous tenez absolument à acheter le médicament original plutôt que le générique, vous devrez payer plus cher. Depuis le 1er janvier, cette mesure est effective partout en France, et a pour but de réduire les dépenses de la sécurité sociale. Quelques cas mis à part, les pharmaciens informent désormais les patients qu’ils devront présenter une raison médicale valable pour pouvoir refuser le médicament générique sans payer plus cher.

Au micro de TF1, Brigitte Fitoussi, pharmacienne, prend l’exemple d’un médicament couramment prescrit : le mopral. "C’est le médicament original pour l’estomac qui est vendu à 6,75 euros", précise-t-elle dans la vidéo en tête de cet article. Sans raison médicale, "si vous décidez de le prendre, je ne peux pas vous faire le tiers payant. Vous allez payer l’intégralité et vous faire rembourser sur la base du prix du générique". Soit 1,54 euros qui ne vous seront pas remboursés.

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Trois exceptions pour bénéficier de la mention "non-substituable"

Une décision qui ne séduit pas tout le monde. "Je prends certains médicaments en générique mais je n’ai pas l’impression qu’ils fassent le même effet", regrette une patiente sur TF1. "Il faut bien que la sécurité sociale fasse des économies", défend une autre. "Si ces génériques sont bons, il n’y a pas de raison qu’ils ne soient pas remboursés". Selon le gouvernement, ces mesures devraient permettre d’économiser 100 millions d’euros par an.

Mais dans certains cas, cette nouvelle décision ne s’appliquera pas. Trois exceptions médicales pourront en effet bénéficier de la mention "non-substituable" : si un patient est stabilisé avec un médicament non-générique, comme les malades de la thyroïde, si un patient a une intolérance à un composant du générique et enfin les traitements pour les enfants de moins de 6 ans.

Cette liste est pourtant trop restreinte pour les collectifs de patients. "Cela change de nom, les boîtes changent de couleur, ce n’est en général pas le même laboratoire, donc certains patients ne s’y retrouvent pas", déplore Claude Rambaud, vice-présidente de France Assos Santé. "Cela perturbe en particulier les personnes âgées", regrette-t-elle. Pour un médecin interrogé par TF1 en revanche, les règles sont désormais plus claires : il n’y a plus de discussions possibles pour que le patient demande à bénéficier de la mention "non-substituable" sur son ordonnance.

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