VIDÉO - Infarctus : quels symptômes doivent vous alerter ?

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PRÉVENTION - On compte chaque année en France 120.000 infarctus, qui sont à l'origine de 40.000 décès. Pourtant, des symptômes peuvent vous alerter et certains facteurs de risques être diminués.

On l'appelle communément  "crise cardiaque". L’infarctus du myocarde touche chaque année environ 120.000 personnes en France. Malheureusement, 10% des victimes décèdent dans l'heure qui suit et le taux de mortalité à un an est de 15 %... Un infarctus est déclenché par l’obstruction d’une artère coronaire. Celles-ci sont très importante puisqu'elles alimentent le cœur en sang, et donc en oxygène. Si l'apport sanguin fait défaut, le muscle cardiaque ne fonctionne plus correctement. On assiste alors à des problèmes de contraction du cœur, une crise cardiaque, voire l'arrêt du cœur. La seule solution est de déboucher l'artère en question le plus rapidement.


Dans les pays industrialisés, les infarctus sont la principale cause de décès. Si certains symptômes sont bien connus, d'autres sont plus atypiques et concernent les femmes. Par ailleurs, certains facteurs de risques peuvent être évités. LCI fait le point. 

Selon la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC, "la douleur thoracique est le symptôme le plus commun d’une crise cardiaque". En effet, l'inconfort que l'on ressent au thorax provoque une pression, un serrement, une lourdeur brutale au niveau de la poitrine. Cette douleur se propage alors dans d'autres régions du haut du corps notamment, elle peut irradier vers la gorge, la mâchoire, l'épaule, les bras, parfois les poignets ainsi que le dos. Une douleur qui s'associe à une fatigue intense, des sueurs, un essoufflement, une pâleur, un malaise ou encore des troubles digestifs comme des nausées ou des vomissements. 


"Parfois, une complication apparaît dès les premières minutes avec une perte de connaissance, pouvant aboutir à un arrêt cardiaque et respiratoire : la mort subite", indique la Fondation. 

Des symptômes atypiques chez la femme

Comme l'indique la Fédération Française de Cardiologie, chez une femme, l’infarctus ne se manifeste pas toujours comme chez un homme : "Près de la moitié des femmes de moins de 60 ans victimes d’un infarctus du myocarde n’ont pas ressenti de symptômes classiques. Cette méconnaissance engendre un retard de diagnostic et une prise en charge thérapeutique plus tardive, ce qui réduit les chances de survie…". 


Ces symptômes peuvent être une sensation d'épuisement, une toux ou un essoufflement récurrent à l'effort, la perte d’appétit, des douleurs à l’abdomen, des insomnies, des brûlures d’estomac accompagnées de douleurs dans le bras gauche, une anxiété inexplicable, l’apparition de symptômes grippaux ou encore des brûlures thoraciques. 


Sans compter que les femmes peuvent avoir tendance à davantage sous-estimer la douleur et à négliger les manifestations pouvant annoncer un infarctus du myocarde, les confondant à tort avec le stress ou encore à la fatigue. Les crises cardiaques ont triplé ces 15 dernières années chez les femmes de moins de 50 ans. Par ailleurs, l’infarctus peut aussi être considéré comme silencieux, ce qui veut dire qu’aucun symptôme n'apparaît...

Les facteurs médicaux

Le risque de subir une crise cardiaque augmente avec l'âge et peut être favorisé par des antécédents familiaux, si par exemple l'un de vos proches parents a été atteint d'une maladie du cœur à un jeune âge, mais d'autres facteurs médicaux peuvent intervenir : 


- Les affections auto-immunes, comme l’arthrite rhumatoïde ou le lupus, entraînent une inflammation chronique. En se développant, celle-ci joue un rôle dans la probabilité d’avoir un accident cardio-vasculaire.


- L’hypertension artérielle : une pression artérielle trop élevée augmente le risque qu'une artère se bloque et provoque un épuisement du muscle cardiaque. 


- Le diabète : la maladie cardiovasculaire est la principale cause de décès chez les personnes atteintes de cette maladie. 


- L'excès de cholestérol ou à l'inverse un taux trop bas de cholestérol HDL dans le sang favorise le développement de complications artérielles. 

Les facteurs liés au mode de vie

Hormis l'hérédité, le sexe et l'âge, il est possible d’agir sur de nombreux facteurs de risque cardio-vasculaire . 


- Le tabac : entre 30 et 70 ans, 4 décès cardio-vasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.


 - L’alcool : plus de trois verres par jour chez l'homme et deux chez la femme, augmentent le risque cardio-vasculaire


- L’absence d’activité physique : la sédentarité peut contribuer à la survenue ou à l'aggravation de plusieurs facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, surpoids, hypercholestérolémie...). Rappelons qu'il est conseillé de marcher au moins 30 minutes par jour. 


- L’alimentation : avoir une alimentation équilibrée est essentiel. L'obésité et le surpoids augmentent le risque cardiaque. Il faut notamment être vigilant quand le tour de taille dépasse les 88 cm chez la femme et 102 cm chez l'homme. 


- Les drogues à usage récréatif  : à l'image de la cocaïne ou de l’amphétamine, elles peuvent causer le spasme d’une ou de plusieurs artères coronaires et entraîner une crise cardiaque. 

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