VIDÉO - La gratuité des protections hygiéniques à l'étude : combien coûtent-elles dans la vie d'une femme ?

Bien-être
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JUSTE PRIX - À l'occasion de la journée mondiale de l'hygiène menstruelle ce mardi, et alors que le gouvernement annonce qu'un projet d'expérimentation de la gratuité des protections périodiques est à l'étude, LCI a pris sa calculette et vous dévoile le prix des serviettes et des tampons lors des 38 ans que dure en moyenne la période des règles.

La secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a réuni ce mardi plusieurs ministres,

parlementaires, associations et industriels pour mettre en place une stratégie de lutte contre la "précarité menstruelle" à l'occasion de la journée mondiale consacrée aux injustices liées aux protections périodiques. A la sortie, le lancement d'une "mission sur l'expérimentation de la gratuité des protections hygiéniques" a été annoncé. Nous avons donc cherché à savoir à combien s'élevait le prix de celles-ci au cours de la vie d'une femme. 


Le calcul est en fait assez simple. L'âge moyen des premières règles est de 12,6 ans, quand la ménopause, elle, intervient en moyenne à 51 ans selon l’Institut national d’études démographiques (Ined). Une femme a donc ses règles en moyenne durant 38,4 années, à compter d'une durée de 5 jours par mois tous les 28 jours, soit 13 menstruations par an. Selon les associations, les femmes dépensent chaque mois entre cinq et sept euros en protections hygiénique, même si ces chiffres peuvent varier selon les cas. Prenons la fourchette la plus basse et faisons le calcul : le coût total s'élève ainsi à  2496 euros. 

Une somme non négligeable, et encore, elle ne prend pas en compte d'autres dépenses directement liées : médicaments anti-douleurs, grignotage, achat de nouveaux sous-vêtements abîmés, etc... Au total, l'addition monterait à près de 23.500 euros selon une étude britannique faite en 2015, qui comptabilise tous ces à-côtés.  


Le problème reste que les règles ne sont évidemment pas un choix, et que cela a un coût notamment pour les personnes appartenant à des classes défavorisées. On parle alors de "précarité menstruelle'. En 2015 déjà, le débat autour de celle-ci avait défrayé la chronique en au moment des discussions sur le taux de TVA appliqué alors aux protections hygiéniques. Grâce à la mobilisation de collectifs féministes, les députés avaient ensuite adopté à l'unanimité un amendement ramenant ce taux de 20% à 5,5%. 

Des exemples à suivre

La sénatrice à qui le gouvernement a confié ce mardi la mission sur la gratuité des protections périodiques, Patricia Schillinger, est chargée d'étudier "les objectifs et modalités" de la mise en place d'un tel dispositif dans plusieurs "lieux collectifs". En décembre dernier, elle avait présenté dans le cadre du projet de loi de finances 2019 un amendement pour la distribution gratuite de protections hygiéniques pour les femmes en situation précaire en milieu scolaire, dans les hôpitaux ou prisons.


Du côte de nos voisins européens, l'Écosse a récemment rendu les protections  périodiques gratuites pour les étudiantes. L’université de Lille a quant à elle mis en place en janvier dernier des "kits précarité menstruelle". De bons exemples à suivre....

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