Journée mondiale de l'AVC : les facteurs de risques et les moyens de s'en prémunir

Bien-être

PRÉVENTION – Chaque année, plus de 140.000 Français sont touchés par un accident vasculaire cérébral. Pourtant, certains facteurs de risques peuvent être éliminés. LCI fait le point alors que se tient ce mardi la journée mondiale de l'AVC.

Un accident vasculaire cérébral touche une personne toutes les quatre minutes en France. Un phénomène que le journaliste Nathanaël de Rincquesen, ex-présentateur joker du JT de 13 heures de France 2 qui officie désormais au micro de Franceinfo, met en lumière ce mardi 29 octobre, journée mondiale de l'AVC, en révélant dans les colonnes du Parisien en avoir été victime le 1er mai dernier. 

"Je me suis levé à 3 heures pour aller travailler à Télématin, comme chaque jour depuis treize ans, raconte-t-il au quotidien. En rentrant chez moi, après une sieste, nous sommes allés jouer au golf et boire un verre en terrasse avec ma compagne et des amis. Il était 19 heures. On discutait, on riait, puis j'ai vu leurs visages se figer brusquement", poursuit-il, expliquant qu'il avait "toute la partie gauche du visage qui s'affaissait", et qu'il doit la vie et son absence de séquelles à la réactivité de ses proches.

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"L’attaque cérébrale" est la première cause de handicap chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité, indique le site Ameli Santé. Et pour cause, lorsque le sang s’arrête de circuler dans une partie du cerveau, celui-ci ne reçoit plus l’oxygène et les éléments nutritifs dont il a besoin. Mais il n’est pas toujours possible de prévenir un AVC. "Parmi les facteurs de risque, certains tels que l’âge, le sexe (masculin), le poids de naissance (inférieur à 2,5kg) ou une histoire d’AVC dans la famille ne sont pas modifiables", prévient Marie-Germaine Bousser, professeur de neurologie à l’Université Paris-Diderot et membre titulaire de l’Académie nationale de Médecine dans son livre AVC : en réchapper et y échapper  (ed. Muscadier et INSERM). En revanche, il est possible d’agir sur d’autres facteurs.

Les facteurs médicaux

L’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie sont trois maladies susceptibles d’augmenter les risques d’AVC. Mais parfois, aucun symptôme ne se manifeste pendant des années. D’où l’importance de suivre l’évolution de sa pression artérielle, de sa glycémie (taux de sucre dans le sang) et de sa cholestérolémie (taux de cholestérol dans le sang).

- L’hypertension artérielle : "elle multiplie le risque d’AVC par quatre", note le Pr Bousser. Pour baisser la pression artérielle, elle préconise de diminuer le sel dans la nourriture, de pratiquer régulièrement une activité physique et de se faire prescrire des médicaments le cas échéant.

- Le cholestérol : une trop grande quantité de cholestérol dans le sang favorise le développement de complications artérielles, AVC inclus. Ici, un régime pauvre en graisses et la prise de médicaments, comme les statines, peuvent être conseillés par le médecin traitant.

Par ailleurs si vous souffrez de diabète, sachez qu'il multiplie le risque d’infarctus cérébral par trois, en abaisse l’âge de survenue, et en accroît la sévérité", relève encore le médecin. Là encore, le traiter permet de diminuer le risque. 

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Les facteurs liés au style de vie

Adopter une bonne hygiène a un rôle bénéfique certain sur la santé. 

- Le tabac : il "double le risque d’AVC et, avant 50 ans, il quadruple le risque", explique le Pr Marie-Germaine Bousser. Bien sûr, plus on fume beaucoup et depuis longtemps, plus le risque est grand. Inversement, il diminue peu à peu après l’arrêt du tabac.

 

- L’alcool : la boisson est toujours un facteur de risque majeur de l’AVC. Le risque est toujours présent même lorsque la consommation est faible (deux verres de vins pour ces messieurs et un verre pour ces dames). 

- L’absence d’activité physique : "les personnes qui n’ont pas d’activité physique régulière ont un risque d’AVC supérieur de 25 à 30% à celles qui en ont une et à l’inverse, l’activité physique régulière diminue le risque", affirme la spécialiste.  Rappelons qu'il est conseillé de marcher au moins 30 minutes par jour. 

- L’alimentation : les conseils diététiques foisonnent. Et pour cause, ce facteur de risque est particulièrement difficile à étudier scientifiquement. "Les données les plus solides concernent l’effet néfaste du sel et l’effet bénéfique des fruits et légumes, indique la chercheuse. Des données d’observation, mais sans preuve scientifique, suggèrent une relation entre diminution du risque d’AVC et augmentation de la consommation de nombreux autres aliments : poisson, noix de toutes sortes, huile d’olive extravierge, thé, chocolat, viande blanche etc ." À noter qu'il vaut mieux se préparer soi-même à manger pour éviter tout risque. 

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