Un tatouage raté comme celui d'Ariana Grande ? Voici les solutions pour vous le faire enlever

Bien-être
DirectLCI
RESET - Dans la vie, il y a des choses que l'on regrette. Par exemple un tatouage raté, comme cela vient d'arriver à la star de la pop Ariana Grande. Pour l'effacer, plusieurs méthodes, plus ou moins coûteuses et douloureuses, existent. LCI vous en dit plus.

La mésaventure qui vient d'arriver à la chanteuse Ariana Grande peut prêter à sourire. Alors qu'elle souhaitait se faire tatouer en japonais le titre de son dernier tube, "7 rings", la star de la pop a été victime d'une erreur de traduction : c'est le mot "barbecue" qu'on lui a inscrit à l'encre indélébile sur la main. Un "tatoo fail" qui amuse beaucoup les internautes, d'autant que, ironie de l'histoire, la jeune artiste est vegan.


Mais il n'y a pas besoin d'un accident pour regretter un tatouage, ces dessins cutanés, qu'un Français sur cinq arbore aujourd'hui, pouvant entre autres poser problème dans le milieu professionnel. Et si 10 % des tatoués espèrent un jour faire peau neuve selon la Société française de dermatologie, s’en débarrasser peut s’avérer très compliqué. LCI vous indique quelles sont les méthodes à disposition.

Le laser, la méthode la plus répandue

À l'heure actuelle, peu de solutions s'offrent à une personne souhaitant faire retirer son tatouage. La technique la plus répandue est celle du laser, effectuée chez un dermatologue. Dans le cabinet du docteur Marie Jourdan, la demande a par exemple doublée en quatre ans. Mais la méthode, qui consiste à faire "exploser" l'encre qui se trouve dans la peau, est aussi douloureuse que chère. "Ça brûle, ça fait un peu plus mal qu’un tatouage", décrit une patiente, venue faire effacer des étoiles dessinées sur son poignet. En tout, il lui faudra dix séances  réparties sur un an pour se débarrasser de son dessin. "Ce tatouage m’a coûté environ 150 euros pour le faire, et 2.500 euros pour le retirer."

Des salons plus abordables

Face à l’explosion de la demande, le business s'organise. Des salons d’esthétique ont développé leurs propres techniques. Dans l’une des enseignes quee nous avons visitées, l’esthéticienne explique utiliser de l’acide lactique pour effacer le tatouage de ses clients. Une méthode plus accessible : le prix minimum pour une séance de détatouage est ici de 90 euros. "Il y a un grand boum en ce moment. Ça commence à 18 ans et la dernière fois, j’ai une personne de 70 ans qui m’a téléphoné et qui voulait venir dans mon studio justement pour enlever un tatouage. Ça touche tous types de personnes", assure la détatoueuse, Olivia Krief. Une centaine d’instituts comme celui-ci ont ouvert, et cinquante doivent voir le jour d’ici deux ans. Mais certains spécialistes mettent en garde : quelle que soit la méthode, les mauvaises réactions sont rares, mais elles existent. 

La technologie à la rescousse

D'ici la fin de l'année, la société française Irisiôme compte commercialiser des appareils laser qui délivrent des impulsions de l’ordre du dixième de picosecondes. Une technique qui permet de fortement atténuer la douleur et qui a dores et déjà été testée au CHU de Nice dans le cadre d'un premier essai clinique. Le nombre de séances nécessaires à faire disparaître un tatouage pourrait aussi être réduit. Une grande avancée car, selon Jean-Michel Mazer, président du Centre Laser International de la Peau, seules 50 % des personnes ayant entamé un processus de détatouage vont jusqu'au bout.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter