3 bonnes raisons d’aller se faire peur devant "Happy Birthdead"

DirectLCI
ON AIME - Produit par Jason Blum, à qui l'on doit déjà le détonnant "Get Out" et "Split" de M. Night Shyamalan cette année, ce film d'horreur à petit budget a fait mieux que Ryan Gosling et Harrison Ford le week-end de sa sortie aux Etats-Unis. Tree, son héroïne, revit en boucle la journée de son assassinat en tentant tant bien que mal d'identifier son tueur. Le tout sans jamais tourner en rond et avec beaucoup d'humour.

Sa date de sortie était toute trouvée. Arrivé sur la pointe des pieds dans les cinémas américains le vendredi 13 octobre, Happy Birthdead - Happy Death Day en VO -  a surpris en délogeant Blade Runner 2049 de la première place du box-office aux Etats-Unis dès son premier week-end d'exploitation avec 26,5 millions de dollars de recettes. Pas mal pour un long-métrage qui n'a coûté que 5 millions à la maison de production Blumhouse. C'est déjà à elle que l'on doit Get Out et Split, sortis cette année, et les sagas Paranormal Activity, Insidious et American Nightmare.

Parce que c’est un mélange détonnant

C'est LA punchline que Jessica Rothe, l'interprète de Tree, a lancé dans presque toutes ses interviews. Sans doute parce que c'est la manière la plus appropriée de décrire cette journée sans fin pour un personnage à la poisse aussi tenace que celle de Sidney Prescott. Tree est prise pour cible le jour de son anniversaire par un tueur au masque de bébé - bizarrement beaucoup plus effrayant que celui de Scream. Elle meurt, se réveille et recommence. Quatorze fois au total et de manière toujours différente. Elle revit les mêmes éléments encore et encore, à la manière de Bill Murray dans Un Jour sans fin. Un clin d'oeil d'ailleurs totalement assumé à l'écran.

Parce que l’héroïne est sacrément badass

Tree a tout du cliché de l'étudiante américaine que dépeignent les teenage movies depuis des années. Elle est belle, blonde, membre d'une sororité et adore utiliser le mot "biatch". Pensez Rachel McAdams dans Lolita, malgré moi. Mais plus âgée. La victime idéale en somme de tout bon film d'horreur, celle qui choisira de monter à l'étage plutôt que de quitter la maison pour échapper à la mort.


Mais Tree va rapidement se défaire de son statut de victime, sa quête de survie devenant celle de son assassin. Et de la rédemption de la vilaine fille qu'elle était. Comme Sidney Prescott dans Scream, elle n'hésite pas à jouer des poings mais un cran encore au-dessus et avec beaucoup plus d'humour noir. Le choix de Jessica Rothe (vue dans La La Land) pour l'incarner est parfait : elle crève (littéralement) l'écran.

Parce qu’on rit plus qu’on ne sursaute

Les films d'horreur ne sont clairement pas pour tout le monde. Trop de sang, trop de bruits stridents. Ici on sursaute, bien sûr, avec cette musique grinçante qui surgit de nulle part, mais le coup de force de Christopher Landon, c'est de ne jamais porter rien de gore à l'écran. Tout est dans la suggestion. Sans doute parce qu'Happy Birthdead s'adresse à un public adolescent (il n'a d'ailleurs été interdit qu'aux moins de 13 ans aux Etats-Unis alors que Get Out l'était aux moins de 18 ans) avec le langage qui va avec. Les "biatch" fusent entre les soeurs des Kappa et Tree s'exprime sans filtre avec tout le monde. Y compris son tueur. Elle amuse, tout comme certaines scènes ultra cliché qui passent beaucoup mieux avec leur dose d'humour noir.

Happy Birthdead, sortie le 15 novembre 2017, de Christopher Landon avec Jessica Rothe, Israel Broussard

Interdit aux moins de 12 ans

Plus d'articles

Sur le même sujet