3 bonnes raisons d’attendre "BlackkKlansman", le nouveau film de Spike Lee

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PREVIEW - En salles en France le 22 août prochain, "BlackkKlansman" raconte l’histoire vraie d’un flic noir infiltré dans le Ku Klux Klan. Un mélange de thriller et de comédie dirigé de main de maître par le grand Spike Lee.

Son regard incisif sur l’Amérique nous manquait. Spike Lee, 61 ans, revient aux affaires avec "BlackkKlansman". Après avoir remporté le Grand Prix du 71e Festival de Cannes, en mai dernier, ce film qui s’inspire du roman de l’ancien flic noir Ron Stallworth, infiltré dans une section locale du Ku Klu Klan à la fin des années 1970, débarque sur les écrans français le 22 août prochain. Ça vous fait envie ? Vous avez raison…

Parce que c’est le retour en force d’un cinéaste engagé

C’est un pionnier de la lutte pour la diversité, sur l’écran comme derrière la caméra. Depuis l’électrisant "Do The Right Thing" en 1989, dans lequel il mettait en scène la montée de la violence, dans la chaleur d’un été à Brooklyn, Spike Lee n’a presque jamais cessé de chroniquer l’histoire de la communauté afro-américaine, aussi à l’aise avec la comédie sentimentale ("Jungle Fever", 1991) le biopic ("Malcolm X", 1992) que le drame sportif ("He Got Game", 1998). Des thrillers comme "La 25e Heure" (2002) et "Inside Man" (2006) ont prouvé qu’il pouvait faire un pas de côté avec brio. Mais sa veine engagée nous manquait. Trois ans après "Chi-Raq", où un groupe de femmes se rebellait contre les gangs de Chicago, il revient par la grande porte avec "BlackkKlansman". Un mélange détonnant  de thriller et de comédie qui lui a permis de remporter le Grand prix du dernier Festival de Cannes.

Parce qu’il raconte une histoire incroyable mais vraie

"BlackkKlansman" est tiré du livre éponyme de Ron Stallworth, paru en 2014. A la fin des années 1970, ce policier afro-américain de Colorado Springs est parvenu à infiltrer une section locale du Ku Kux Klan avec l’aide de son coéquipier blanc, Flip Zimmerman. Une incroyable supercherie qui lui permettra d’entrer en contact avec David Duke, le grand patron de l’organisation raciste. Co-produit par Jordan Peele, le réalisateur de l’acclamé "Get Out", le film de Spike Lee dépasse la simple reconstitution historique et fait écho aux combats du mouvement Black Lives Matter et à la multiplication des crimes racistes dans l’Amérique de Donald Trump. Le cinéaste n’a d’ailleurs pas hésité à qualifier l’actuel locataire de la Maison Blanche de "fils de p..." lors de sa conférence de presse en mai dernier sur la Croisette.

Parce qu'il révèle un acteur de talent

Il a longtemps repoussé l’échéance, après avoir grandi dans l’ombre écrasante de son célèbre paternel. Dans "BlackkKlansman", Ron Stallworth est interprété par John David Washington… le fils de l’illustre Denzel Washington. Après une carrière de footballeur américain, écourtée par une vilaine blessure, ce solide gaillard a fait ses débuts d’acteur dans la série "Ballers", où il incarnait un joueur de la NFL aux côtés de la superstar Dwayne Johnson en manager survolté. Après avoir convaincu dans deux drames indépendants, présentés à Sundance, il décroche ici son premier rôle majeur sous la direction d’un Spike Lee qu’il connaît bien. Enfant, il l’avait en effet dirigé dans une courte scène de "Malcolm X", interprété par son aîné. La boucle est bouclée.  

>> "BlackkKlansman", de Spike Lee. Avec John David Washington, Adam Driver, Laura Harrier. En salles le 22 août

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