3 bonnes raisons d’aller voir "Vie Sauvage"… malgré la mauvaise humeur de Mathieu Kassovitz

CINÉMA

CRITIQUE - Mathieu Kassovitz revient devant la caméra dans "Vie sauvage", chronique sociale, psychologique et familiale signée Cédric Kahn. Les deux hommes ont beau être en froid, le premier refusant d’effectuer la promo du film, metronews vous donne trois bonnes raisons d’assister à cette échappée belle.

Une histoire vraie
1997. Après sa séparation avec sa compagne, Xavier Fortin enlève ses enfants et décide de les élever en marge de la société de consommation. Pendant 11 ans, le trio recherché par la police vivra dans la nature, dans des communautés, la plupart du temps en autosuffisance. C’est cette cavale que raconte aujourd’hui Cédric Kahn dans Vie sauvage, film "validé" par les enfants du faits divers qui, récemment, déclaraient avoir trouvé la vision du cinéaste "vraiment fidèle" à leur expérience.

Un regard juste
Le réalisateur de Roberto Succo et Une vie meilleure filme cette aventure utopique sans jamais juger ses personnages, sans jamais condamner les choix du père ou de ses enfants, sans victimiser totalement la mère. C’est l’utopie qui l’intéresse ici : celle d’un homme révolté contre la société, d’un père rêveur en quête d’absolu, de nature et de liberté pour lui et ses fils. Lesquels, d’abord aveuglés par leur amour indéfectible, commenceront, la maturité venant, à questionner ses choix, sa psychorigidité et son égoïsme.

Mathieu Kassovitz au sommet
Si le long-métrage pâtit d’une petite baisse de régime à mi-parcours, la prestation de Mathieu Kassovitz comble cette lacune et nous tient en haleine. L’acteur fait oublier ses récents mauvais choix face caméra (Angélique, Le Guetteur...) avec ce rôle animal et viscéral de père rebelle dont l’orgueil n’a d’égal que son amour pour ses fils, arrachés à leur mère pendant plus de dix ans. Malgré quelques scènes seulement au début et à la fin du film, cette dernière parvient d’ailleurs ici à émouvoir grâce au charisme et à la sensibilité de la formidable Céline Sallette.



 

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