3 bonnes raisons de craquer pour "Toni Erdmann", le meilleur film du dernier Festival de Cannes

CINÉMA
ON ADORE – Quand un papa excentrique s’invente un curieux personnage pour dérider sa businesswoman de fille, ça donne "Toni Erdmann", réjouissante comédie de la réalisatrice allemande Maren Ade. Notre Palme du cœur, à défaut d’avoir décroché la Palme de Cannes 2016.

Une Palme d’or à la fois drôle et émouvante ? Vous n’y pensez pas ! C’est peut-être ce que s’est dit le jury du 69e Festival de Cannes à propos de Toni Erdmann. Alors que la presse internationale unanime avait craqué pour le troisième film de la jeune réalisatrice allemande Maren Ade, cette dernière est rentrée bredouille de son séjour en mai dernier sur la Croisette. Qu’à cela ne tienne ! metronews vous explique pourquoi vous pouvez courir le découvrir en salles les yeux fermés. Enfin jusqu’au début du générique…

► Parce que c’est une comédie au pitch improbable
Winfried Conrad, vieux prof de musique allemand amateur de coussin péteur, perd sa joie de vivre lorsque son chien passe l’arme à gauche. Histoire de se changer les idées, il décide d’aller rendre visite à Ines, sa fille businesswoman, qui travaille dans une grande firme à Bucarest. Réalisant qu’elle est (presque) aussi sinistre que ses tailleurs, il décide de lui faire des blagues (très grosses), sous le nez de ses collègues, en s’inventant un singulier personnage baptisé Toni Erdmann. Bref de redevenir le genre de papa gâteau qui n’a pas vu son bébé grandir…

► Parce qu’on se marre quand on s’y attend le moins
Si Toni Erdmann est présenté partout comme une comédie, ne vous attendez pas à rire aux éclats dès les premières minutes. Si le film est un brin long – 2h42 tout de même – c’est pour prendre le temps de croquer ses deux protagonistes. Et si la première partie enchaîne les situations cocasses, rien, vraiment rien ne prépare à l’incroyable séquence du brunch naturiste entre collègues. Avant cela, Ines se sera lancée dans une reprise aussi désopilante que réussie d’un tube de Whitney Houston, à faire tourner tous les fauteuils de "The Voice" d’un seul coup.

► Parce que les deux acteurs sont juste irrésistibles
La grande force de Toni Erdmann, c’est l’alchimie ébouriffante entre ses deux comédiens principaux, la blonde Sandra Huller, star montante du nouveau cinéma allemand, et son aîné Peter Simonischek, comédien de théâtre autrichien méconnu. Avec eux, la psychorigide hystérique et le Droopy farceur, le spectateur passe par toute la gamme des émotions, de la tristesse à l’hilarité en passant par la tendresse et l’agacement. A la fin, vous verrez, difficile de dire au revoir à l’un des plus beaux duos père-famille de longue date au cinéma.

Lire et commenter