5 bonnes raisons d'aller au Champs-Elysées Film Festival

5 bonnes raisons d'aller au Champs-Elysées Film Festival

CINÉMA
DirectLCI
EVENEMENT – Cette année, le Champs-Elysées Film Festival souffle sa quatrième bougie. Au menu des festivités ? Des longs métrages américains inédits, des avant-premières et des invités de marque. Du 10 au 16 juin, le cœur du cinéma battra fort sur la plus belle avenue du monde. Voilà pourquoi…

Un écrin exceptionnel
"Il y a environ 5 ans, je me suis demandée pourquoi il n'existait pas un grand festival international à Paris, capitale de cinéma", confie Sophie Dulac, présidente et heureuse fondatrice de la manifestation. "Bien que ce soit la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées sont un véritable désert culturel." Face à ce constat, toutes les salles obscures du coin ont donc répondu présent. Pour 49€ le pass (35€ pour les – 26 ans), le festivalier pourra dévorer des films dans les sept salles partenaires : le Balzac, l’UGC George V, le Lincoln, le Publicis, le MK2 Grand Palais et les Gaumont Marignan et Ambassade.

Un président so british
Qui dit événement de prestige dit forcément président d’envergure. Cette année, c’est le comédien britannique Jeremy Irons qui endosse ce rôle. "J’adore Paris et les films. Alors pourquoi pas joindre l’utile à l’agréable !", explique l’intéressé, qui ajoute vouer une grande passion pour les terrasses de café jalonnant les Champs-Elysées. Outre la star de Mission, le CEFF 2015 pourra compter sur une autre présidente de charme : Emilie Dequenne. Bonus ? Les festivaliers découvriront trois films notables dans lesquels ont brillé les deux artistes, parmi lesquels Fatale de Louis Malle et Rosetta des frères Dardenne.  

Une compétition prometteuse
"Le festival propose au public une sélection de films américains indépendants", explique Sophie Dulac. Au total, huit œuvres inédites seront présentées. Pour la plupart, le but sera, outre les prix en jeu, de décrocher un distributeur français. On a déjà hâte de découvrir Richard Gere en philanthrope stone dans Franny ou Dev Patel souffrant de TOC dans The Road Within. A surveiller de près également : les documentaires Cartel Land et Welcome to Leath, traitant respectivement des ravages de la drogue au Mexique et de Craig Cobb, combattant de la Suprématie Blanche dans une petite ville du Dakota du Nord.

A LIRE AUSSI >> Richard Gere : "Vieillir est plus difficile pour les actrices"

Des sections parallèles de qualité
Au-delà de la compétition pure, d’autres sections tendent les bras aux cinéphiles. Comme les redécouvertes (Ascenseur pour l’échafaud, Pierrot le fou, Un cœur en hiver…) ou les incontournables TCM (Géant, Citizen Kane, La prisonnière du désert…). L’occasion de (re)vivre des classiques sur grand écran. On saluera aussi la création de la section Atmosphère Urbaines consacrée à Detroit. « Avec ce focus, le festival montre bien la manière dont le cinéma américain a toujours utilisé la fiction pour réfléchir sur l’Amérique. Filmer cette ville, c’est documenter au présent la ruine d’un système économique. », constate le journaliste et enseignant Renan Cros, qui animera un débat à ce sujet.  

Des événements à foison
Se rendre au Champs-Elysées Film Festival, c’est aussi prendre pas mal d’avance sur les sorties en salles grâce à de multiples avant-premières. Seront projetés, pêle-mêle, Asphalte de Samuel Benchetrit, Camp X-Ray avec Kristen Stewart en gardienne à Guantanamo ou encore Daddy Cool dans lequel Mark Ruffalo incarne un papa attachant. Mention spéciale par ailleurs pour la rétrospective consacrée à William Friedkin – le director’s cut de L’exorcisteBug ou une magnifique version restaurée de Sorcerer sont programmés – et la masterclass du cinéaste Alan Parker (Midnight Express, Bugsy Malone…).

A LIRE AUSSI >> Notre critique de Camp X-Ray avec Kristen Stewart

Lire et commenter