6ème édition du Prix Prévert : pour l'amour du scénario

6ème édition du Prix Prévert : pour l'amour du scénario

CINÉMA
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CEREMONIE - Le 4 février prochain se tiendra la 6ème édition du Prix Prévert, qui récompense chaque année les scénaristes français. Un événement important à l'heure où certains, à l'instar d'Abdel Raouf Dafri, à qui l'on droit la trame d'"Un prophète", estiment l'écriture délaissée.

Le 4 février prochain aura lieu la 6ème édition du Prix Prévert. Pour rappel, il s'agit du seul prix du scénario décerné par des scénaristes à leurs pairs. Deux distinctions seront remises : celle du meilleur scénario original et celle de la meilleure adaptation. 300 membres emblématiques de ce corps de métier, parmi lesquels Emmanuel Courcol (Welcome), Guillaume Lemans (A bout portant) ou Raphaële Moussafir (Du vent dans mes mollets), ont sélectionné huit films sur l'ensemble des sorties françaises de 2013.

La première catégorie réunit Albert Dupontel pour 9 mois ferme, Asghar Farhadi pour Le passé, Alain Guiraudie pour L'inconnu du lac, Solveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour Queen of Montreuil et le trio Valeria Bruni Tedeschi, Agnès de Sacy et Noémie Lvovsky pour Un château en Italie. La seconde opposera Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour La Vie d'Adèle – Chapitre 1 et 2, Guillaume Gallienne pour Les Garçons et Guillaume, à table ! et le trio Bertrand Tavernier, Christophe Blain et Antonin Baudry pour Quai d'Orsay.

L'importance du scénario

Fondée en 2010, la Guilde Française des Scénaristes est l’unique syndicat professionnel dédié à la défense des intérêts artistiques, contractuels et financiers des scénaristes en France. A l'heure où une majeure partie des comédies hexagonales oublient de proposer des scénarii décents, cette remise des prix est une belle occasion d'allumer un projecteur salutaire sur l'importance de l'écrit. Il y a quelques jours à peine, Abdel Raouf Dafri, à qui l'on doit notamment les trames de Mesrine, Un prophète et de la série Braquo, fustigeait sur Allociné le cinéma français.

"On est le pays de Molière, de Voltaire, de Montesquieu, Rousseau, Lafontaine et aujourd'hui on nous casse les couilles avec des mecs qui sont bankables dans des conneries pour pouvoir monter un film. C'est sérieux ça ?", confiait-il, excédé. Avant d'ajouter : "Aux États-Unis, le scénario c'est ce qu'il y a de plus sacré, c'est comme la Mecque pour un musulman, comme le Vatican pour un catholique, c'est ce qu'il y a de plus important". Au moins, ça a le mérite d'être clair.
 

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