"A bigger splash" dans notre top 5 des pires remakes de tous les temps !

CINÉMA
DirectLCI
FLOPS – Alors que Lucas Guadagnino nous livre cette semaine sa version bis de "La Piscine", Metronews vous propose son classement (arbitraire !) des remakes les moins réussis du cinéma.

Le remake qui prend l’eau : A bigger splash
Il y a eu la tension et le mystère mis en scène par Jacques Deray, la beauté de Romy Schneider et le magnétisme d’Alain Delon en 1969. Il n’y a aujourd’hui qu’ennui et prétention. Le réalisateur italien d’Amore a eu les yeux plus gros que le ventre en voulant réinventer le chef d’œuvre de son ancêtre français : hormis Tilda Swinton en muse rock n’roll et Ralph Fiennes en cabotineur extravagant, rien ne fascine ni n’amuse. Surtout pas Dakota Johnson, toujours aussi transparente que dans Cinquante nuances de Grey.

 Le remake inutile : Un moment d’égarement 
Sorti en 1977, Un moment d’égarement de Claude Berri était déjà un joli ratage, de ceux qu’il vaut mieux oublier dans une carrière. Pourtant, l’an passé, Jean-François Richet avait l’idée saugrenue d’en livrer une version moderne. Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux étaient alors remplacés par Vincent Cassel et François Cluzet en meilleurs potes à l’amitié compromise par l’aventure du premier avec la fille du second.  Une fausse bonne idée  au vu du résultat plombé par des dialogues en toc et une interprétation inégale (outrancière chez Cluzet, fausse chez Lola Le Lann).

 Le remake prétentieux : Old boy 
2003. Park Chan-Wook signe un thriller uppercut, violent, amoral et puissant, sur la vengeance d’un homme qui, après avoir été séquestré pendant quinze ans, décide de retrouver l’auteur de son malheur. Dix ans plus tard, sous la caméra de Spike Lee, la densité et la virtuosité du film original ont totalement disparu. Le réalisateur américain lisse le scénario, en efface toute l’ambiguïté et, à l’instar de ses acteurs (Josh Brolin en tête), frôle très souvent le grotesque.

 Le remake le plus cheap : La planète des singes
Avec Tim Burton aux commandes, tous les espoirs étaient permis en 2001 pour le remake de La planète des singes de Schaffner. Mais l’excentrique cinéaste américain aura perdu toute sa singularité en voyageant dans ce monde parallèle gouverné par des chimpanzés parlants. Intrigue linéaire, esthétique kitsch, bimbo blonde, absence de rythme, Mark Wahlberg en pilote automatique  : l’apprentissage du blockbuster par le réalisateur n’aura pas été concluant. Dix ans plus tard, Rupert Wyatt s’en sortait beaucoup mieux avec La planète des singes : les origines.
    

 Le remake le plus fade : Psycho
Il faut avoir du cran pour s’attaquer à une oeuvre de cinéma aussi fondatrice que le Psychose d’Alfred Hitchcock. Mais Gus Van Sant n’a pas froid aux yeux et décide de se frotter au maître du suspense en 1999. A tort. Si l’histoire de Norman Bates, assassin de sa mère, reste la même, le résultat est d’une fadeur extrême. Le réalisateur d’Elephant copie-colle le long-métrage original mais en gomme tout le suspense avec sa mise en scène pataude. Et que dire de Vince Vaughn et Anne Heche, trop lisses pour faire oublier Anthony Perkins et Janet Leigh. Un coup d’épée dans l’eau ! 

Lire et commenter