Aaron Paul : J’avais envie de légèreté après "Breaking Bad"

Aaron Paul : J’avais envie de légèreté après "Breaking Bad"

CINÉMA
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INTERVIEW - L’inoubliable Jesse Pinkman de la série "Breaking Bad" a rangé son petit manuel de chimiste pour devenir un as du volant dans "Need For Speed". Rencontre avec l’acteur du film qui pourrait détrôner Fast and furious dans le cœur des amateurs de grosses cylindrées.

Etre payé pour conduire des voitures de sport, c’est un rêve de gosse ?
Et comment ! Quand j’étais gamin, mon oncle avait une Mustang 67/68 et, pour moi, c’était le truc le plus cool de la terre. Quand il m’emmenait faire un tour, j’avais l’impression d’être le roi du monde. Le virus ne m’a pas quitté depuis : je me suis d’ailleurs offert une Shelby cobra 65. Mais, plus que les voitures, j’avais surtout envie de fun et de légèreté après six ans de Breaking Bad.

Justement, avez-vous décroché ce rôle grâce à la série ?
Je dois tout à Breaking Bad : ce film, mais aussi le prochain, Exodus de Ridley Scott qui sortira l’année prochaine ... D’ailleurs, je me sens parfois illégitime en tant qu’acteur. La série a braqué les projecteurs sur moi mais c’est presque de la triche : je connaissais mon personnage dans sur le bout des doigts et j’ai encore tout à prouver sur mes capacités à jouer autre chose.

"C’est un film à l’ancienne comme Bullitt"

Et vous voilà au volant du nouveau Fast and Furious...
La comparaison est inévitable ! J’ai même hésité avant de lire le scénario car j’avais peur de la redite. Mais, bien qu’il s’agisse de deux films pop corn avec des voitures, il y a une vraie différence : dans Need For Speed, toutes les cascades sont vraies, réalisées sans soutien numérique. C’est un film à l’ancienne comme Bullitt ou Point Limite Zero... Cela dit, si la comparaison nous aide à faire aussi bien au box office que Fast and Furious, ne vous gênez pas !

Dans le film, les pilotes sont plus concernés par la vitesse que la sécurité. Ne craignez-vous pas de faire passer le mauvais message ?
Non, car selon moi, le scénario précise que l’on est responsable de ses actes et de la vie des autres sur la route et, qu’en cas d’erreur, le tribut sera lourd à payer. Mais, pour être honnête, je pense surtout que le cinéma est un divertissement. Le public ne fait pas l’amalgame avec la réalité. La preuve : aucune bande de beaux gosses n’a essayé de braquer Vegas après Ocean’s Eleven. C’est du cinéma tout ça !

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