Affaire Harvey Weinstein : deux groupes d'investisseurs féminins veulent reprendre son studio

Affaire Harvey Weinstein : deux groupes d'investisseurs féminins veulent reprendre son studio

CINÉMA - Depuis les premières révélations sur ces accusations d'agressions sexuelles début octobre, les projets en cours de la Weinstein Company. Deux groupes d'investisseurs essentiellement féminins sont désormais en lice pour la racheter, selon une source proche du dossier et les médias américains.

Et si les actifs d'Harvey Weinstein tombaient dans l'escarcelle d'un groupe d'investisseurs majoritairement féminin ? Deux sociétés se sont en effet manifestées pour reprendre le studio Weinstein Company, menacé de faillite à la suite des accusations auxquelles fait face son co-fondateur. Premier groupe sur la ligne de départ : celui mené par Killer Content, une société de production audiovisuelle, et comprenant la documentariste Abigail Disney et la Fondation des femmes de New York. Cette entité se prépare à déposer une offre pour acheter certains actifs de film et de télévision de la maison de production fondée par Bob et Harvey Weinstein. Elles prévoient de reverser une partie des bénéfices à des organisations d'aide aux victimes d'agressions sexuelles. 

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Plus de 275 millions de dollars

Une deuxième offre de reprise est menée par Maria Contreras-Sweet, ancienne directrice de l'agence fédérale des PME pendant l'administration Obama, qui dit, dans une lettre au conseil d'administration de la Weinstein Company -  où siège le frère de Harvey, Bob Weinstein - qu'elle a assemblé "un groupe hors pair de partenaires financiers et conseillers". Dans cette lettre publiée par plusieurs médias américains dont le magazine en ligne Deadline, Maria Contreras-Sweet estime qu'il est "impératif qu'un conseil d'administration mené par des femmes prenne le contrôle de la société".


Selon Deadline, l'offre de Mme Contreras-Sweet s'élève à 275 millions de dollars. Sa proposition prévoit une reprise de "l'essentiel du passif" de la Weinstein Company, l'établissement d'un fonds juridique pour faire face aux poursuites qui visent l'entreprise, ainsi qu'un "processus de médiation avec les victimes", mené avec l'avocate Gloria Allred qui représente plusieurs accusatrices de Weinstein.

L'avenir de Weinstein Company est incertain depuis qu'Harvey Weinstein est tombé brutalement de son piédestal après les révélations du New York Times et du New Yorker sur des agressions sexuelles courant sur trois décennies. Plus de 100 femmes disent avoir été victimes de harcèlement ou d'agressions sexuelles de sa part. Depuis les premières révélations sur ces accusations début octobre, les projets en cours de la Weinstein Company sont à l'arrêt et de nombreux collaborateurs de longue date ont pris leurs distances.

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

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