"American Bluff" : divertissement old-school ou arnaque insignifiante ?

"American Bluff" : divertissement old-school ou arnaque insignifiante ?

CRITIQUE - Favori des prochains Oscars, "American Bluff", le nouveau film de David O. Russell, a fortement divisé nos critiqué. Elégant pour l'un, interminable pour l'autre, Metronews fait le point.

C'est un scandale qui a secoué les Etats-Unis dans les années 1970. Inspiré de faits réels, American Bluff, de David O. Russell, retrace l'histoire d'un brillant escroc, Irving Rosenfeld (Christian Bale), et de sa belle complice, Sydney Prosser (Amy Adams), obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso (Bradley Cooper), de piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito (Jeremy Renner). Un long métrage qui a divisé. 

POUR
Jubilatoire - Maryline Letertre

Elégant et malin ! Tels sont les maîtres-mots d’American Bluff, divertissement old school sur l’association contrainte d’un escroc (Christian Bale, bedonnant)  et de sa maitresse (Amy Adams, sexy comme jamais) avec un agent du FBI (Bradley Cooper, savoureusement crétin). Après Fighter et Happiness therapy, David O. Russell signe un thriller jubilatoire et délicieusement kitsch boosté par sa B.O. vintage et ses personnages hauts en couleur. Si quelques longueurs sont à déplorer, la malice du scénario et l’enthousiasme des acteurs font passer la pilule. On retiendra notamment la performance de Jennifer Lawrence, irrésistible en épouse trompée, choucroutée, hystérique et imprévisible. Après son Golden Globe du Meilleur second rôle, on voit mal comment l’Oscar pourrait lui échapper !

CONTRE
Une supercherie - Mehdi Omaïs

On l'avait abandonné avec le surestimé Happiness Therapy, sorte de Danse avec les stars façon famille dysfonctionnelle. Depuis, David O. Russell a travaillé dur pour nous livrer American Bluff. Soit l'histoire d'un escroc (Christian Bale) qui, avec l'aide d'une complice (Amy Adams) et d'un agent du FBI, est chargé de piéger un homme politique corrompu. Ne cherchez pas, toute la substantifique moelle de cette supercherie filmée se situe dans le second mot du titre. Un bluff ! Outre sa mise en scène insignifiante, O. Russell omet de diriger sa horde de comédiens égocentrés et cabotins ad nauseum. Ici, c'est à qui criera le plus fort pour briller dans son coin. Des costumes à la musique, du maquillage aux coiffures, tout le monde cherche l'Oscar à tout prix si bien que l'histoire, pourtant intéressante, s'en trouve interminablement sacrifiée.

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