"American Nightmare 2" : le juste prix de la terreur

"American Nightmare 2" : le juste prix de la terreur

DECRYPTAGE - C'est le producteur le plus rentable d'Hollywood. Grâce à la saga "Paranormal Activity", le producteur Jason Blum est parvenu à conjuguer mini budgets et maxi frissons. A l’occasion de la sortie de "American Nightmare 2", le manitou souriant a livré à metronews ses recettes (pas si) secrètes.

Fan d’Hitchcock, de L’Exorciste et de Poltergeist, Jason Blum peut avoir la banane. A 45 ans, il est l’un des producteurs les plus rentables de l’histoire du cinéma. A la tête de sa société, Blumhouse, employant 23 personnes et spécialisée dans la production à petit prix, il a fait triompher la saga Paranormal Activity, Insidious ou encore Sinister. Nouvel exemple avec American Nightmare 2, en salles ce mercredi.

Adopter le low cost
"J’aime vraiment notre modèle économique ! Nous réalisons nos films à bas coût et en toute liberté (entre 1 et 5 millions de dollars, ndlr). D’autres producteurs deviennent très gourmands avec le succès et veulent plus d’argent. Ce n’est pas notre cas. Une fois achevées, nous confions nos œuvres au distributeur, qui fait son job. Les producteurs hollywoodiens me prennent pour un fou et j’aime ça, être un outsider doté d’une grande conviction. En général, pour 1 dollar investi, nous en gagnons au moins 10. Si nous fonctionnons sur le pourcentage entre budget et recettes, je suis l’un des plus rentables."

Snober les acteurs cupides
"Les acteurs que nous employons ne sont pas payés à la signature du contrat mais intéressés sur les recettes après exploitation du film au cinéma. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à être séduits par cette méthode, à condition d’habiter à Los Angeles, où nous tournons nos films et où réside leur famille. Par exemple, Ethan Hawke a gagné 2 millions de dollars pour Sinister et 2 millions pour American Nightmare. Soit 4 millions la même année ! Jennifer Lopez a accepté de travailler avec nous dans ces conditions sur un thriller érotique. Tout comme John Travolta sur un western."

Privilégier le savoir-faire
"J’aime les idées folles, bizarres… On travaille uniquement avec des réalisateurs expérimentés. Un petit budget avec un débutant à la caméra… Et c’est la recette du désastre. Nous leur offrons le final cut, comme en Europe. Ils ont un contrôle artistique total sur leur film. Et le fait d’avoir une faible somme entre les mains leur enlève la pression. Ils se sentent plus libres de prendre des risques. Nos productions font le plein de dollars en première semaine. C’est vraiment à ce moment que les aficionados se déplacent. On soigne donc les séances de minuit."

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