"American Ultra", la critique : un Jason Bourne sous acide avec Kristen Stewart

CINÉMA
DirectLCI
ON AIME – Jesse Eisenberg et l’héroïne de "Twilight" se défoncent et s’éclatent dans un film d’action sanglant et déjanté.

Mike Howell est un agent dormant. La CIA l’a "débranché" et reprogrammé : il ne se souvient de rien et partage désormais sa vie avec Phoebe dans un trou des Etats-Unis. Ses activités principales ? Se défoncer et écrire une BD pendant ses heures de boulot au drugstore. Mais son passé refait soudainement surface : sans savoir d’où viennent ses capacités, Mike retrouve ses anciens réflexes de soldat de compet’ lorsque de super méchants viennent menacer sa vie et celle de sa chérie.

Il y a donc bien du Jason Bourne dans American Ultra, la drogue et le second degré en prime. Car Mike et Phoebe sont totalement à l’Ouest, plus enclins à rêver en chemise hawaïenne qu’à dégommer du bad guy en rangers. Qui dit substances illicites, dit évidemment scènes d’action à nulle autre pareille.

Politiquement incorrect et décalé

American Ultra est résolument musclé, rythmé et sanglant mais son héros préfère ici dérouiller ses ennemis à coups de poêle à frire, de pelle ménagère ou de viande surgelée dans un rayon de supermarché, théâtre de LA séquence musclée et déjantée du long-métrage de Nima Nourizadeh (le réalisateur de la comédie potache Projet X).

Si les vilains, tous psychotiques et stupides, amusent, Jesse Eisenberg et Kristen Stewart semblent prendre un malin plaisir à détourner les codes du genre, à jouer la carte du politiquement incorrect et à finir avec le visage tuméfié et à peine identifiable. Sympathique et franchement efficace.  

Lire et commenter