Andrew Stanton : "Il n’y aura plus de poisson à mon menu après Le Monde de Dory"

Andrew Stanton : "Il n’y aura plus de poisson à mon menu après Le Monde de Dory"

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SUITE – Après avoir démenti les rumeurs sur la présence d’un personnage trans dans son dessin animé, Andrew Stanton décrypte les principales composantes du "Monde de Dory" dans lequel le poisson bleu amnésique, amie de Nemo, part à la recherche de ses parents. Metronews a rencontré le réalisateur du studio Pixar lors du Festival d’animation d’Annecy, où cette suite tant attendue était présentée en avant-première.

Centrer l’histoire sur Dory
"La seule raison de cette suite, c’est Dory. Après le premier film, j’avais l’impression que nous n’avions pas encore tout dit sur elle. Je n’aimais pas l’endroit où je l’avais laissée : dans Le monde de Nemo, je l’imaginais comme quelqu'un qui avait traversé les océans et qui avait un grand sentiment d’abandon mais je n’en avais pas ou peu parlé. Elle méritait que je raconte son histoire. Aujourd’hui, je boucle la boucle, je résous ce qui restait en suspens. Après, il n’y aura plus de poisson à mon menu. Je n’en ferai pas de troisième."

Traiter du handicap
"Pour être totalement sincère, ce n’est pas un choix conscient. La nageoire atrophiée de Nemo était à l’origine un moyen de rappeler une tragédie passée à Marin (la mort de sa femme, ndlr) et d’expliquer son comportement protecteur avec son fils. Quant à Dory, je lui ai donné des troubles de la mémoire pour avoir un personnage qui vive au présent et soit de fait comme un second enfant pour Marin. Mais je n’ai pas volontairement créé de personnages handicapés : il serait malhonnête de dire le contraire. Le handicap n’est pour moi qu’une métaphore d’une angoisse universelle : la peur de la solitude et de l’abandon. Mais si Dory et Nemo militent en faveur de la différence et de la tolérance, c’est un plus indéniable."  

Surfer sur le progrès
La technologie a beaucoup évolué en treize ans et nous avons pu exploiter au mieux l’élément principal du dessin animé : l’eau ! Mais nous avons rencontré une autre difficulté : animer Hank, la pieuvre. C’est un film à lui tout seul : il a monopolisé une grande partie de l’équipe et de notre temps. Les pieuvres expriment tout avec leurs yeux car leur bouche est cachée, n’ont pas de squelette, et changent de forme constamment, surtout Hank qui est un as du camouflage ! C’est très cool à l’écran mais cela requiert un boulot de titan.

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