Et si "Assassin’s creed" était la meilleure adaptation d'un jeu vidéo au cinéma à ce jour ?

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CRITIQUE – Les gamers du monde entier l’attendent de pied ferme. Que vaut le passage au cinéma d’"Assassin’s creed" avec Michael Fassbender et Marion Cotillard ? LCI répond à la question.

Assassin’s creed est l’une des franchises vidéo-ludiques les plus rentables et populaires de la décennie. Depuis sa création en 2007, le jeu, décliné en dix-sept suites par Ubisoft,  s’est vendu à plus de cent millions d’unités dans le monde. Il n’en fallait pas moins pour allécher l’industrie du cinéma, toujours friande d’un petit phénomène à se mettre sous la dent. Justin Kurzel, réalisateur de Macbeth, s’est-il montré à la hauteur du défi ? 

Un duo en béton armé

Egalement producteur du film, Michael Fassbender joue Callum Lynch, criminel contraint par la société Abstergo de se connecter à l’Animus, une machine lui permettant de revivre les aventures de son ancêtre espagnol en 1492. Le but de la manoeuvre ? Trouver la Pomme d’Eden que protégeait son aïeul, membre de la confrérie des Assassins, et la remettre à la scientifique en chef. Et Marion Cotillard d’entrer en scène dans la peau de cette chercheuse aux motivations louables mais aux méthodes plus discutables. 

Un scénario plutôt soigné

Dans Resident evil, Need for speed ou Lara Croft, les personnages et l’intrigue étaient accessoires, basiques, bâclés. Seuls l’action, le rythme, les effets spéciaux comptaient. Pas dans Assassin’s creed : sans verser dans la science-fiction intello d’un Denis Villeneuve ou d’un Darren Aronofsky, et sans larguer le public étranger à ce monde, le blockbuster de Justin Kurzel balaye (rapidement) d’intéressantes thématiques (mémoire et héritage génétiques, rédemption...) et s’efforce d’éviter toute caractérisation manichéenne de ses personnages. Plus fin que la moyenne du genre, sans être révolutionnaire cependant.

Le spectacle assuré

S’il ne prend pas ses spectateurs pour des imbéciles, Assassin’s creed leur donne aussi ce qu’ils sont venus chercher : du divertissement. Si la partie contemporaine, design et aseptisée, est majoritairement axée sur les enjeux dramatiques et l’intime, c’est surtout la trame historique, dans l’Espagne de l’Inquisition, qui assure le show. Les décors exotiques et arides, les looks des personnages (avec la célèbre cape à capuche), les combats à l’épée, les courses poursuites sur les toits et les corps-à-corps entre haute voltige et arts martiaux en mettent plein la vue. Epique et ludique. 

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