VIDÉO - "Atomic Blonde" : pourquoi Charlize Theron est l’actrice la plus badass de l’année

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WONDER WOMAN – Après avoir mené à la baguette Vin Diesel dans "Fast and Furious 8", l’actrice sud-africaine revient botter des fesses dans le rôle d’une espionne infiltrée dans le Berlin de 1989. Une prestation bluffante, qui renvoie James Bond dans les cordes. À découvrir dès ce mercredi en salles.

Gal Gadot a fait trembler le box-office. Mais notre Wonder Woman de l’année, c’est elle. Glaçante, mordante, percutante, Charlize Theron distribue les coups et les bons mots dans un long-métrage qui vient redéfinir les codes du genre et donner un coup de boost aux films d’espionnage poussiéreux. "C’est une putain de dure à cuire", dit d’elle David Leitch, le réalisateur d’Atomic Blonde. Dure à cuire - "badass en VO" - l'actrice sud-africaine ne l'a jamais autant été à l'écran qu'en 2017. 


Il y a bien eu Furiosa (Mad Max Fury Road), Ravenna (Blanche-Neige et le chasseur), Libby Day (Dark Places) et Aileen (Monster de Patty Jenkins, réalisatrice de... Wonder Woman).  Mais avec Lorraine Broughton, elle trouve le "personnage intraitable" qu'elle cherchait depuis longtemps, selon ses dires. Et parce le scénario dont elle rêvait n'est jamais arrivé, elle a monté le projet de son côté. Avec sa propre boîte de production.

Au cinéma, les femmes ont besoin d'une raison pour devenir des guerrières. Et ça me pose problème, car nous sommes des guerrièresCharlize Theron, remontée

"Je voulais quelque chose de très spécifique", a-t-elle expliqué lors d'un panel consacré aux "femmes qui déchirent tout" au Comic Con de San Diego le mois dernier. "Au cinéma, les femmes ont besoin d'une raison pour devenir des guerrières. Et ça me pose problème, car nous sommes des guerrières. Il est temps qu’on nous présente comme ça. Nous n’avons pas besoin de perdre un enfant, un mari ou de vouloir nous venger pour devenir des guerrières", a-t-elle lancé, très applaudie. Avant de poursuivre : "J’ai été élevée à ne pas penser que je ne pouvais pas faire telle ou telle chose simplement parce que j’étais une femme". 

3 mois d'entraînement, 5 heures par jour

Lorraine, l'agent du MI6 qu'elle incarne dans Atomic Blonde, manœuvre comme personne au milieu des espions du Berlin de 1989 alors que le mur s'apprête à tomber. C'est une femme qui aime les femmes - la scène de sexe avec la Française Sofia Boutella est sensuelle à souhait - et la castagne autant que les hommes. Et qui se bat comme une femme, sans que l'expression soit pour autant péjorative. "J’utilise mes coudes, mes genoux, le poids de mon corps et pas mes poings, car c’est la réalité. Je ne peux pas me battre comme un homme mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas me battre autant ou aussi bien", assure-t-elle.

"Badass" dans son rapport aux hommes mais aussi dans son rapport à la violence. Pour le film, interdit aux moins de 12 ans pour sa sortie en salles ce mercredi, Charlize Theron a donné de sa personne, réalisant la grande majorité des cascades elle-même, après un entraînement intensif de 3 mois à raison de 5 heures par jour. "C'était brutal, il n'y avait rien de facile", se souvient-elle. Pendant près de deux heures à l'écran, elle frappe, encaisse et répond avec ce qu'elle trouve sous la main - comme son escarpin. Sans jamais s'écrouler. Une force qu'elle avait déjà Fast and Furious 8, sorti en avril, dans lequel elle prenait le pouvoir sur Vin Diesel. Chris Hemsworth, son partenaire dans Blanche-Neige et le chasseur, la voit déjà dans le costume de James Bond. Pas elle. Elle "laisse ça à Daniel (Craig) et Idris (Elba)" mais ne ferme pas la porte à une suite pour son Atomic Blonde. To be continued.

"Atomic Blonde" (1h55)

Film de David Leitch, avec Charlize Theron et James McAvoy.

En salles le 16 août.

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